Thierry Mouyouma : faut-il enfin acter la fin d’un mandat sans cap ?



2025-12-29 12:54:00

Après l’élimination humiliante du Gabon à la CAN 2025, la question n’est plus de savoir ce qui n’a pas fonctionné, mais jusqu’où le sélectionneur Thierry Mouyouma peut encore incarner l’avenir des Panthères. Son recrutement, ses choix et sa posture interrogent désormais ouvertement.



La défaite face au Mozambique marque un tournant. Plus qu’un revers sportif, elle cristallise les doutes autour du mandat de Thierry Mouyouma. Nommé dans un contexte déjà polémique, le sélectionneur n’a jamais réellement dissipé les interrogations sur sa légitimité et sa capacité à porter un projet structurant pour le football gabonais.

Sur le plan sportif, le bilan est pauvre. En deux années, aucune identité de jeu claire n’a émergé. Les compositions ont varié sans logique apparente, les automatismes n’ont jamais été stabilisés et les résultats face aux grandes nations africaines font défaut. Cette instabilité permanente a fini par se refléter sur le terrain, où l’équipe a manqué de repères et de caractère.

Les choix humains ont également posé problème. Convocations surprenantes, mises à l’écart inexpliquées, critères de sélection flous : autant de décisions qui ont fragilisé le vestiaire et brouillé le message envoyé aux joueurs. Dans une sélection nationale, la cohérence et l’équité sont essentielles ; leur absence mine l’autorité du sélectionneur.

À ces insuffisances s’ajoute une communication souvent jugée arrogante. Plutôt que d’assumer les critiques et d’ouvrir le débat, Mouyouma a fréquemment adopté une posture de fermeture, donnant l’impression d’un technicien sûr de ses choix malgré des résultats contraires. Une attitude difficilement soutenable dans un contexte d’échec répété.

Dès lors, une question s’impose : Thierry Mouyouma doit-il déposer sa démission ? Et si tel n’est pas le cas, quelle sera la réaction de la Fédération gabonaise de football ? L’heure n’est plus à l’attentisme. Maintenir le statu quo reviendrait à cautionner l’échec. Le football gabonais a besoin de décisions fortes, courageuses et assumées.