Transgabonaise : CRBC reprend le chantier du tronçon PK24-PK40
2026-09-28 12:01:00
Sept mois après la résiliation du contrat d’Afcons Infrastructure, le chantier d’élargissement de la Nationale 1 entre les PK24 et PK40 redémarre sous la conduite du groupe chinois CRBC. Pour le gouvernement gabonais, cette reprise doit désormais permettre de sécuriser un axe stratégique tout en respectant un calendrier de livraison fixé à décembre 2027.
Sur le terrain, le nouveau constructeur a commencé son déploiement sur le tronçon concerné. Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, s’est rendu sur place pour constater la reprise effective des opérations. Ce redémarrage intervient après la résiliation, en février 2026, du marché attribué à Afcons Infrastructure pour la modernisation de 117 kilomètres de la Transgabonaise. D’un montant d’environ 113,03 millions d’euros, soit plus de 74 milliards de FCFA, le contrat avait fait l’objet de divergences entre l’entreprise et les autorités sur l’état d’avancement et les conditions d’exécution du chantier.
CRBC prend le relais après Afcons
Afcons faisait notamment état d’un taux d’achèvement de 93,47 % au 31 décembre 2025 et avait évoqué des difficultés liées à la libération des emprises et à l’accès à certains terrains. De leur côté, les autorités gabonaises avaient justifié la résiliation du contrat par des « manquements techniques et financiers ». Avec l’arrivée de CRBC, soutenu dans ce nouveau dispositif par le fonds d’investissement français Meridiam, le gouvernement entend remettre le projet sur une trajectoire d’exécution plus régulière, sous le contrôle du cabinet STUDY.
Un calendrier désormais sous pression
L’enjeu est désormais de maintenir une cadence de travaux compatible avec l’objectif de livraison fixé à décembre 2027. Le gouvernement demande ainsi au nouveau constructeur de poursuivre les opérations y compris durant la saison des pluies, afin de limiter les interruptions susceptibles de compromettre le calendrier. Au-delà de la modernisation de l’infrastructure, l’exécutif met en avant la nécessité de renforcer la sécurité sur cet axe particulièrement accidentogène, dont l’état et les conditions de circulation constituent un enjeu pour les usagers comme pour l’activité économique.
Les emprises au cœur de la reprise
La libération des emprises routières constitue également l’un des points de vigilance affichés par les autorités. Le gouvernement indique que les constructions publiques ou privées implantées sur le tracé pourront être démolies afin de permettre la poursuite des travaux. Derrière cette fermeté, l’objectif est de réduire les obstacles susceptibles de ralentir l’exécution du projet et de donner au chantier de la Transgabonaise une nouvelle dynamique, alors que cette infrastructure reste stratégique pour la circulation des personnes et des marchandises au Gabon.