Véhicules électriques : le Gabon supprime la TVA pour encourager la mobilité verte



2026-07-09 10:48:00

Le collectif budgétaire 2026 instaure une exonération totale de TVA sur les véhicules électriques. Une mesure forte pour encourager la mobilité verte, dans un contexte de fiscalité de plus en plus orientée vers la transition écologique.



Le Gabon franchit un nouveau cap dans sa politique fiscale en faveur de l’environnement. À travers le collectif budgétaire 2026, les autorités ont décidé d’exonérer totalement de TVA l’importation et la commercialisation des véhicules électriques.

Inscrite au point 20 de l’article 210 nouveau du Code général des impôts, cette mesure s’applique sans limitation de durée ni plafond précisé. Elle positionne le pays parmi les rares de la sous-région à accorder un avantage fiscal aussi significatif à cette catégorie de véhicules.

Cette exonération s’intègre dans un dispositif plus large comprenant une vingtaine de biens essentiels déjà exemptés de TVA, notamment les produits pharmaceutiques, le lait, le sucre, le riz ou encore le ciment. Le taux normal de TVA reste fixé à 18 %, avec des taux réduits allant de 10 % à 0 % selon les produits.

Comparée au taux réduit de 10 % appliqué aux pièces détachées automobiles, la suppression totale de la TVA sur les véhicules électriques apparaît comme un signal fiscal fort. Elle traduit une volonté claire des pouvoirs publics d’encourager des modes de transport plus respectueux de l’environnement.

Cette orientation s’inscrit par ailleurs dans une stratégie plus globale. Le Gabon met en place une Contribution Carbone de 21 400 FCFA par tonne de CO₂, visant notamment les secteurs maritime et aérien. Les recettes attendues de cette taxe sont estimées à 10 milliards FCFA en 2026.

Entre incitations fiscales et taxation des émissions polluantes, le gouvernement cherche ainsi à réorienter progressivement les comportements vers des solutions plus durables.

Reste désormais à savoir si le marché suivra. Encore dominé par les véhicules thermiques d’occasion, le secteur automobile gabonais devra s’adapter pour tirer pleinement parti de cette nouvelle opportunité. Pour les autorités, le pari est clair : stimuler la demande tout en ouvrant la voie à une mobilité plus verte.