22,4 % de croissance : Le T1 2026 confirme la progression remarquable du secteur bancaire



2026-07-30 16:36:00

+22,4 % d'actifs, +34,1 % de crédits, +5,4 % de capitaux propres et des créances douteuses ramenées à 9,1 %. Le premier trimestre 2026 confirme la bonne dynamique du système bancaire gabonais. Mais ces résultats consolidés ne permettent toujours pas de savoir quelles banques portent réellement cette croissance.



Le premier trimestre 2026 confirme la bonne santé du secteur bancaire gabonais. Selon les données publiées par la Direction générale de l'Économie et de la Politique fiscale (DGEPF), le total des actifs bancaires progresse de 3,7 % sur le trimestre et de 22,4 % sur un an. Les crédits distribués enregistrent une croissance de 34,1 % en glissement annuel, tandis que les capitaux propres augmentent de 5,4 %, traduisant un renforcement de la solidité financière des établissements.

À ces performances s'ajoute une amélioration de la qualité des portefeuilles de crédit. Les créances en souffrance représentent désormais 9,1 % des crédits bruts contre 9,7 % trois mois auparavant. Cette évolution témoigne d'une meilleure maîtrise du risque bancaire et d'un environnement financier plus favorable, dans un contexte où les banques continuent d'accompagner la reprise progressive de l'économie nationale.

Toutefois, cette photographie demeure incomplète. Les statistiques publiées restent consolidées et ne permettent pas d'identifier la contribution de chaque établissement à ces résultats. Dans un marché où une dizaine de banques cohabitent, avec une concentration importante autour de quelques acteurs majeurs, cette présentation agrégée masque nécessairement des réalités très différentes entre les établissements.

Cette absence de ventilation soulève une véritable question de transparence économique. Certaines banques peuvent enregistrer une croissance exceptionnelle tandis que d'autres connaissent des difficultés, sans que ces écarts n'apparaissent dans les chiffres officiels. Les investisseurs, les analystes et le grand public disposent ainsi d'une vision globale du secteur, mais demeurent privés d'indicateurs essentiels pour apprécier la performance individuelle de chaque institution.

Le cas de BGFI Holding illustre parfaitement cet enjeu. Seule banque gabonaise cotée à la Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), elle publie régulièrement ses résultats financiers conformément aux exigences du marché. Un rapprochement entre ces données publiques et les statistiques consolidées de la DGEPF permettrait de mieux mesurer le poids réel des principaux établissements dans la dynamique bancaire nationale et de renforcer la transparence d'un secteur stratégique pour l'économie gabonaise.