-6,2 % pour la téléphonie : Les restrictions d'internet pèsent sur l'économie numérique
2026-07-30 15:58:00
La Direction générale de l'Économie et de la Politique fiscale établit un constat inédit : les restrictions d'accès à internet ont contribué à faire reculer le chiffre d'affaires de la téléphonie de 6,2 % et les services aux particuliers de 4,3 % au premier trimestre 2026, affectant également le commerce électronique et les jeux en ligne
Le premier trimestre 2026
marque une première dans l'analyse économique gabonaise. La note de conjoncture
de la DGEPF établit explicitement un lien entre les restrictions d'accès à
internet et le recul de plusieurs activités économiques. Le chiffre d'affaires
de la téléphonie recule de 6,2 %, une baisse attribuée à l'érosion des revenus
de la voix mais aussi au ralentissement des services data et de l'internet haut
débit dans un contexte de limitation des réseaux sociaux.
Les conséquences dépassent
largement le seul secteur des télécommunications. Selon la même note, les
services rendus aux particuliers enregistrent un repli de 4,3 % au cours du
trimestre. Les plateformes de jeux en ligne, particulièrement populaires auprès
des jeunes, ainsi que les activités de commerce électronique figurent parmi les
principales victimes de ces restrictions numériques.
Cette situation met en
évidence la place désormais centrale d'internet dans le fonctionnement de
l'économie gabonaise. Les réseaux sociaux, les plateformes numériques et les
services en ligne ne constituent plus uniquement des espaces d'échange ou de
divertissement. Ils représentent également des outils de travail, de commerce
et de création de revenus pour un nombre croissant de citoyens et
d'entreprises.
L'analyse de la DGEPF
apporte ainsi une base statistique inédite au débat sur les conséquences
économiques des limitations d'accès au numérique. Jusqu'à présent, les effets
de ces mesures étaient essentiellement évoqués par les opérateurs ou les
acteurs du secteur digital. Désormais, ils apparaissent officiellement dans les
indicateurs macroéconomiques de l'État.
La note ne précise toutefois ni l'ampleur exacte ni la durée des restrictions ayant affecté le trimestre. Cette absence de détails empêche d'évaluer précisément leur coût global pour l'économie nationale. Elle confirme néanmoins une réalité désormais documentée : les interruptions de l'accès au numérique produisent des effets mesurables sur la croissance de plusieurs secteurs stratégiques et constituent un enjeu économique autant que technologique.