AGROPAG : Raymond Ndong Sima claque la porte et dénonce une gouvernance « sans concertation »



2026-07-30 15:15:00

Nouveau coup de tonnerre au sein de la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG). Raymond Ndong Sima a annoncé son retrait de la structure, dénonçant de profondes défaillances dans son fonctionnement et une gouvernance qu’il juge incompatible avec les principes de transparence et d’efficacité.



Dans une déclaration rendue publique, l’ancien Premier ministre, nommé président du Conseil d’administration d’AGROPAG en février 2026, affirme avoir pris cette décision après avoir constaté l’absence de résultats concrets malgré la multiplication des réunions de gouvernance. Il indique que cinq conseils d’administration se sont tenus en l’espace de trois mois, sans que les décisions attendues ne se traduisent par des avancées significatives pour l’entreprise.

Raymond Ndong Sima reproche également à la direction générale de conduire les affaires de la société sans véritable concertation avec le Conseil d’administration, remettant en cause le rôle même de cet organe de gouvernance. Selon lui, cette manière de fonctionner compromet la bonne marche de l’entreprise et nuit à l’atteinte des objectifs qui lui avaient été assignés.

Au-delà de la question de la gouvernance, l’ancien chef du gouvernement a livré une réflexion plus large sur la notion de jeunesse au Gabon. Il estime que les repères générationnels sont aujourd’hui brouillés, ce qui, selon lui, alimente des incompréhensions dans la répartition des responsabilités et l’exercice des fonctions publiques.

Cette prise de position intervient quelques mois seulement après son installation à la présidence du Conseil d’administration d’AGROPAG, une société créée pour structurer et moderniser les filières agricoles et pastorales, avec pour ambition de contribuer à la souveraineté alimentaire et à la diversification de l’économie gabonaise.

Le retrait de Raymond Ndong Sima ouvre désormais une nouvelle séquence pour AGROPAG. Les réactions des autorités de tutelle et de la direction générale sont attendues afin de clarifier les suites qui seront données à ces graves accusations de dysfonctionnements institutionnels.