Biens mal acquis : l'immobilier du clan Bongo en France définitivement confisqué
2025-10-30 10:12:00
La Cour de cassation française a définitivement validé la confiscation des propriétés de l’ancien président Ali Bongo Ondimba en France, mettant un terme à des années de bataille judiciaire autour des « biens mal acquis ». Un revers à la fois juridique et symbolique pour l’ex-président gabonais et sa famille.
Le 24 septembre 2025 restera une date clé dans l’affaire des « biens mal acquis » impliquant la famille Bongo. La Cour de cassation française a rejeté les trois pourvois d’Ali Bongo Ondimba, validant ainsi la saisie de plusieurs biens immobiliers prestigieux situés à Paris et à Nice. Parmi eux, un hôtel particulier dans le XVIe arrondissement de Paris et une villa sur la Côte d’Azur, détenus par la SCI Emeraude, société familiale, et estimés à plusieurs millions d’euros. Ce jugement met un terme définitif aux recours possibles et confirme la validité des saisies opérées dans le cadre de l’enquête sur l’origine présumée illicite de ce patrimoine évalué à environ 70 millions d’euros.
Au-delà de la simple confiscation, ce verdict a une portée symbolique majeure. La Cour de cassation réaffirme la fermeté de la justice française face aux détournements de fonds publics et à l’enrichissement illicite de dirigeants étrangers. Les biens saisis demeurent sous séquestre et pourraient être liquidés ou réaffectés à des usages publics, renforçant ainsi le message d’une Europe déterminée à lutter contre la corruption et le blanchiment de capitaux, quelles que soient les personnalités impliquées.
Pour Ali Bongo, les options sont désormais extrêmement limitées. Seules une demande exceptionnelle de révision en cas de preuves nouvelles ou un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme restent théoriquement possibles, sans toutefois suspendre l’exécution des décisions de la Cour de cassation. Ce revers judiciaire marque non seulement la fin d’un long combat, mais constitue également un tournant symbolique dans l’histoire judiciaire et politique de la famille Bongo, illustrant les limites de l’impunité pour les dirigeants étrangers en Europe.