Bourses impayées : de nombreux étudiants gabonais boursiers exposés à la précarité en France.



2025-12-15 11:02:00

En France, de nombreux étudiants gabonais boursiers vivent une précarité extrême. Une situation qui interroge profondément la responsabilité de l’État et de l’ANBG.



Comment en arrive-t-on à laisser des étudiants boursiers sans ressources pendant des mois ? Comment expliquer que des jeunes officiellement pris en charge par l’État gabonais se retrouvent incapables de payer leurs loyers, leurs factures ou même de se nourrir correctement ? Cette situation, devenue récurrente, plonge des centaines d’étudiants gabonais en France dans une précarité alarmante, mettant en péril leur avenir académique et personnel.


Pourquoi l’État, censé protéger sa jeunesse et investir dans son capital humain, expose-t-il ces étudiants à une pression constante ? Stress financier, peur de l’expulsion, accumulation de frais bancaires, menaces judiciaires : les conséquences des bourses impayées vont bien au-delà d’un simple retard administratif. Elles affectent profondément la santé mentale et la stabilité émotionnelle de ces jeunes.


Le silence des institutions intrigue et choque. Que fait réellement l’Agence nationale des bourses du Gabon face à cette crise ? Pourquoi aucune communication claire, aucun calendrier précis, aucune explication officielle ne vient apaiser l’angoisse des étudiants concernés ? Cette absence de réponse alimente un sentiment d’abandon et d’injustice profondément enraciné.


Le problème est-il un manque d’argent, une absence de volonté politique ou des procédures administratives excessivement complexes ? Les étudiants s’interrogent, sans obtenir de réponses. Pendant ce temps, les dettes s’accumulent et les études, censées être la priorité, deviennent une épreuve quotidienne de survie.


Une bourse n’est pas une faveur, encore moins une aumône. C’est un engagement contractuel entre une nation et sa jeunesse. En laissant cette situation perdurer, l’État fragilise son propre avenir. Jusqu’à quand les étudiants devront-ils payer le prix de cette inaction ?