Budget 2027 : Comment le Gabon compte financer ses ambitions de développement
2026-09-22 09:15:00
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé le 18 septembre 2026 au Palais présidentiel de Port-Gentil, dans la province de l’Ougoué-Maritime, le Conseil des ministres. Au cours de cette rencontre, le Projet de loi de finances 2027 a été examiné et adopté. Ainsi le projet de budget de l’Etat pour 2027 est équilibré en recettes et en dépenses à 6 223,1 milliards de FCFA, contre 5 495,2 milliards de FCFA arrêtés dans la loi de finances rectificative (LFR) 2026, soit une hausse de 727,9 milliards de FCFA
Ce budget a été arrêté sur la base des principales hypothèses arrêtés par le cadrage macroéconomique et budgétaire. L’on cite une croissance économique de 4,5 % en 2027, contre 4,0 % en 2026, portée par une progression de 4,6 % des activités hors pétrole et de 4,1 % du secteur pétrolier ; la production pétrolière qui rebondirait de 4,1 % en 2027, pour atteindre 11,30 millions de tonnes métriques, contre 10,80 millions de tonnes métriques en 2026 ; le prix du baril de pétrole gabonais qui reculerait de 12,5 %, pour s’établir à 70 USD en 2027 contre un niveau de 80 USD en 2026, une production de manganèse en hausse de 8,6 % à 10 345,7 milliers de tonnes en 2027 contre 9 525,0 milliers de tonnes en 2026.
Comme autres hypothèses, le gouvernement table sur : le prix de vente du manganèse qui s’établirait à 241,9 dollars américains la tonne en 2027, contre 166,9 dollars américains en 2026, soit une hausse de 45 % , la production de bois débité qui progresserait de 2 % à 1 045 milliers de m³ contre 1 024,7 milliers de m³ en 2026 ; le démarrage de la production de minerai de fer, pour un volume projeté à 1 500 milliers de tonnes en 2027 ; le taux de change du dollar américain par rapport au franc CFA qui devrait s’établir à 572,3 FCFA en 2027 contre 571,9 FCFA en 2026, soit une appréciation du dollar américain de 0,1 % et sur un taux d’inflation de 2,6 % en 2027, contre 1,4 % en 2026.
Le projet de loi qui vient d’être adopté formalise les Très Hautes orientations du Président de la République, déclinées dans le projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau » et traduites dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030. Ainsi, le Gouvernement entend, en 2027, conclure et mettre en œuvre un programme de réformes économiques avec le concours des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), afin de stabiliser le cadre macroéconomique et financier et d’améliorer la gestion des finances publiques.
Il compte aussi accélérer la mise en œuvre du PNCD 2026-2030, à travers la poursuite du développement des infrastructures, le renforcement de la transformation locale des ressources naturelles et la préservation des acquis sociaux.
Et pour financer ces ambitions de développement , l’Etat compte sur les recettes budgétaires et des prélèvements, évaluées à 3 291,7 milliards de FCFA contre 3 243,5 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2026, soit une hausse de 48,3 milliards de FCFA. Elles comprennent 1 013,2 milliards de FCFA de recettes pétrolières, 1 761,2 milliards de FCFA de recettes hors pétrole, 33,6 milliards de FCFA de dons et fonds de concours et 483,8 milliards de FCFA de recettes affectées.
Suivant les projections du gouvernement, les ressources de trésorerie et de financement s’établiraient à 2 931,4 milliards de FCFA en 2027, contre 2 251,8 milliards de FCFA dans la prévision annuelle révisée 2026, soit un accroissement de 679,6 milliards de FCFA. « Ces ressources comprennent 600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires, 287,3 milliards de prêts-projets, 300 milliards de dette bancaire, 600 milliards à mobiliser sur le marché financier sous-régional ou intérieur et 1 144,1 milliards sur le marché financier international » peut-on lire dans le communiqué rendu public à l’issue du Conseil des ministres du 18 septembre 2026.