Dix-huit femmes, neuf provinces, une même force : hommage national à l’occasion de la Journée de la Femme Gabonaise 2026



2026-04-17 12:34:00

Chaque année, le 17 avril, le Gabon consacre une journée entière à celles qui bâtissent, innovent, protègent, inspirent et transforment le pays. La Journée Nationale de la Femme Gabonaise est plus qu’une tradition : c’est un marqueur identitaire, un moment où la nation reconnaît l’impact réel et constant des femmes dans tous les domaines.



Pour l’édition 2026, BiBa 241 met à l’honneur dix-huit femmes d’exception, venues des neuf provinces, dont les parcours dessinent un portrait vibrant du Gabon contemporain.

Dans la dynamique province de l’Estuaire, se distinguent deux profils qui incarnent l’engagement envers la jeunesse.

La première, Camélia Ntoutoume Leclercq, porte une vision ambitieuse de l’éducation. À travers modernisation des programmes, formation renforcée et actions pour un climat scolaire apaisé, elle défend une école gabonaise exigeante et équitable.

La seconde, Emma’a (Emmanuella Issembe), utilise la musique pour transmettre espoir, identité et créativité. Artiste récompensée, elle fédère une génération qui se reconnaît dans sa sincérité et son authenticité.

Dans le Haut-Ogooué, l’innovation économique s’incarne à travers deux femmes qui agissent sur des leviers structurants.

Scyrielle Sende Etali, à la tête de l’AGADEV, pilote l’un des chantiers les plus stratégiques du pays : la valorisation de “l’or vert”. Gestion des crédits carbone, projets de biodiversité, attractivité des investissements verts… elle contribue à faire du Gabon un acteur africain central sur les marchés environnementaux. 

Non loin de ce champ d’action, Nina Abouna œuvre dans la diplomatie économique, renforçant les partenariats internationaux et dynamisant le dialogue public-privé. Sa capacité à connecter les acteurs et structurer les initiatives économiques fait d’elle une pièce maîtresse du positionnement international du pays.

Discrétion, constance et sens de l’État. Dans la province du Moyen-Ogooué, deux femmes incarnent l’engagement institutionnel.

 Patricia Lydie Mouele, figure incontournable du paysage médiatique, s’est imposée comme une professionnelle discrète mais rigoureuse. Son arrivée à la Communication Présidentielle témoigne d’une expertise précieuse dans la communication institutionnelle, d’influence et stratégique.

 En parallèle, Madeleine Berre poursuit un parcours marqué par la rigueur juridique et le sens du devoir public. Elle fait partie de ces femmes dont l’action structure silencieusement mais durablement les institutions.

 Influence culturelle et modernité institutionnelle : la Ngounié révèle deux forces complémentaires.

 Créol (Janice Aurore Moussitou Mackaya), artiste et entrepreneure culturelle, propose un univers singulier, mêlant créativité, affirmation de soi et proximité avec le public. Son influence dépasse le cadre artistique : elle incarne l’audace et la liberté.

 Face à cette énergie créative, Elza Ritchuelle Boukandou représente une autre forme d’impact : celle de la gouvernance moderne. Juriste de formation, elle occupe des responsabilités clés au sein des institutions, où elle apporte rigueur, expertise et sens du service public.

Dans la Nyanga, entre transmission politique et essor entrepreneurial, l’engagement prend plusieurs formes.

Angélique Ngoma, figure politique bien connue, s’efforce de renforcer la participation citoyenne et l’efficacité de l’action publique. Son parcours reflète une fidélité aux valeurs du terrain et de la proximité.

À une autre échelle, Chaning Zenaba Gninga, venue du monde entrepreneurial, dynamise aujourd’hui la politique en faveur des PME, de l’innovation locale et de l’autonomisation économique. Elle incarne une nouvelle génération de décideuses.

 La province de l’Ogooué-Ivindo met en lumière deux personnalités au parcours singulier.

 Chimène de Zolende (Abendang Ndong Orphée Chimène) a montré que la notoriété peut devenir un levier de transformation. Par une simple vidéo, elle a sensibilisé tout un pays à la réalité d’un village isolé, déclenchant une mobilisation solidaire sans précédent.

 Portant une autre forme d’influence, Mélia Matouka Mokoko s’impose comme une voix politique authentique. Ses interventions, directes et citoyennes, abordent les enjeux quotidiens en plaidant pour la dignité et la participation active des populations.

 Dans la Ogooué-Lolo, se distinguent deux femmes aux univers différents mais complémentaires qui conjuguent institutions et solidarité. 

Huguette Nyana Ekoume, Présidente du Sénat, symbolise l’ascension progressive d’une femme d’État à la tête de l’une des plus hautes institutions du pays. Son parcours témoigne d’une capacité à concilier rigueur, professionnalisme, loyauté institutionnelle et vision stratégique.

De son côté, Haresse Kengue est engagée sur un autre front : celui du soutien aux familles et aux mères vulnérables. Elle s’est fait connaître lors des dernières élections municipales. Son action rappelle que l’engagement en politique ne se mesure pas au nombre d’années.

La Ogooué-Maritime célèbre des parcours forts et inspirants, entre performance, entreprise et politiques publiques

Géraldine Robert, ancienne figure majeure du basketball professionnel, met aujourd’hui son expérience au service du pays en tant que Conseillère du Président de la République pour les questions de sports, de jeunesse et de culture. Un passage du terrain à la politique qui illustre un leadership naturel.

 En parallèle, Isabelle Essonghe, dirigeante influente du secteur privé, œuvre pour moderniser l’écosystème entrepreneurial gabonais à travers une gouvernance rationnelle, inclusive et tournée vers l’innovation.

Dans la Woleu-Ntem, les trajectoires se répondent : mémoire culturelle et futur numérique

Justine Mintsa, grande figure littéraire, fait rayonner la culture gabonaise depuis des décennies. Ses œuvres, étudiées et récompensées, constituent un héritage précieux.

En miroir, Laïka Mba, PDG de ST Digital, incarne l’avenir numérique. Elle contribue activement à positionner le Gabon dans la modernité technologique. Souveraineté numérique, transformation digitale et innovation, sont au cœur de son action.

 

Dix-huit profils, neuf provinces, une mosaïque de talents. Ces femmes ne représentent pas seulement leurs parcours : elles incarnent un Gabon en construction, pluriel, dynamique, déterminé.

 À travers elles, ce 17 avril 2026 devient plus qu’une célébration. Il devient une promesse : celle d’un pays qui reconnaît la place essentielle des femmes dans son avenir