Eau et électricité : 85 milliards de FCFA pour renforcer les services essentiels du Grand Libreville



2026-09-21 09:18:00

Le Gabon s’apprête à mobiliser 85,078 milliards de FCFA auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) pour financer le Projet d’accès aux services de base et d’amélioration des performances (PASBAP). Sur vingt ans, cet emprunt doit permettre d’investir dans l’eau potable, l’assainissement et l’électricité, tout en s’attaquant aux difficultés de performance qui affectent la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).



Autorisé lors du Conseil des ministres du 18 septembre à Port-Gentil, l’emprunt de 129,7 millions d’euros, soit 85,078 milliards de FCFA, doit d’abord servir à renforcer les infrastructures permettant aux populations du Grand Libreville, mais aussi de certaines zones périurbaines et rurales, d’accéder aux services essentiels. Le PASBAP cible trois secteurs directement liés aux conditions de vie quotidiennes : l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’électricité. L’objectif affiché est d’améliorer les réseaux et les services, mais également de s’attaquer aux difficultés structurelles qui limitent leur efficacité. Le projet prévoit ainsi un volet consacré à l’amélioration des performances techniques, commerciales et financières de la SEEG, ainsi qu’au renforcement du cadre institutionnel et réglementaire des secteurs concernés.

L’opération repose sur un engagement financier inscrit dans la durée. Le prêt est prévu sur 20 ans, dont cinq années de différé, avec un taux variable estimé à 4,79 %, avant un remboursement en 30 échéances semestrielles égales et consécutives. L’adoption du projet de loi par le Conseil des ministres constitue l’étape permettant d’encadrer juridiquement cet engagement de l’État. Reste désormais l’enjeu principal : convertir ces ressources financières en améliorations concrètes et durables des réseaux. Car au-delà du montant emprunté et des modalités de remboursement, le PASBAP sera surtout jugé sur sa capacité à améliorer effectivement l’accès des ménages à l’eau et à l’électricité, tout en renforçant les capacités opérationnelles et financières de l’opérateur chargé de ces services.