Eau et électricité au Gabon : la SEEG appelle à la responsabilité citoyenne
2025-11-25 13:47:00
La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a lancé un avertissement urgent à ses abonnés pour régulariser leurs factures impayées avant le 6 décembre 2025. Avec une créance de près de 100 milliards de FCFA, l’entreprise met en lumière une crise structurelle menaçant la régularité des services essentiels.
La SEEG a rappelé le 23 novembre 2025 à sa clientèle l’urgence de régler ses
arriérés de facturation, sous peine de recours légaux. Une dette estimée à près
de 100 milliards de FCFA, qui compromet la trésorerie de l’entreprise, prive
l’opérateur des fonds nécessaires pour l’exploitation, la maintenance et les
investissements dans le réseau d’eau et d’électricité.
Cette situation révèle une double fragilité :
d’une part, une part importante des abonnés est réticente ou incapable de
payer, et d’autre part, le modèle économique de la SEEG dépend trop peu de
recettes fiables et trop de subventions implicites. Résultat : une incapacité à
assurer de manière optimale l’accès aux services essentiels dans tout le pays.
L’alerte de la SEEG souligne l’importance de
la responsabilité citoyenne dans la viabilité des services publics. Sans
réforme structurelle – tarification juste, transparence sur l’usage des fonds,
modernisation des infrastructures –, les appels resteront sans effet. La
stabilité des services d’eau et d’électricité ne peut être garantie sans un
équilibre financier durable.
Le gouvernement et les acteurs concernés sont
également interpellés. Cette crise met en évidence les limites du système et la
nécessité d’une approche concertée entre l’opérateur, l’État et les abonnés. La
SEEG insiste sur le respect des délais et la collaboration de chacun pour
éviter une rupture de service qui impacterait directement la population.
Enfin, cette situation illustre un paradoxe
majeur au Gabon : alors que l’accès à l’eau et à l’électricité est un enjeu
fondamental pour le développement, la gestion des impayés compromet
l’optimisation de ces services. L’appel de la SEEG doit être perçu comme un
signal pour une réforme urgente et une responsabilisation collective.