Formation professionnelle : Le Gabon s’intéresse au modèle canadien pour renforcer l’employabilité des jeunes
2026-10-29 09:24:00
Reçue en audience le mercredi 28 octobre 2026 à Libreville par la ministre de la Formation professionnelle, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, la Haut-Commissaire du Canada au Gabon, Marie-Claude Harvey, a échangé sur les perspectives de coopération dans les domaines de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Une démarche qui vise à rapprocher davantage les compétences des jeunes des besoins du marché de l’emploi.
La formation professionnelle pourrait bénéficier d’un nouvel élan grâce à une coopération renforcée entre le Gabon et le Canada. C’est l’une des perspectives qui se dégagent de l’audience accordée, le mercredi 28 octobre 2026 à Libreville, par la ministre de la Formation professionnelle, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, à la Haut-Commissaire du Canada près la République gabonaise, Marie-Claude Harvey.
Au centre des échanges : le développement de partenariats avec les institutions canadiennes afin de favoriser le partage d’expertise, les échanges de bonnes pratiques et l’amélioration des dispositifs de formation technique et professionnelle.
Former en fonction des besoins des entreprises
Au-delà du rapprochement diplomatique, cette rencontre met en lumière un enjeu majeur pour l’économie gabonaise : l’adéquation entre les compétences acquises en formation et les besoins réels des entreprises.
Pour la ministre Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, l’enjeu consiste à construire un système capable de préparer efficacement les jeunes aux exigences du monde professionnel. Une orientation qui suppose de renforcer les liens entre les établissements de formation et les acteurs économiques, tout en développant des parcours qualifiants adaptés aux évolutions des métiers.
L’intérêt porté au modèle canadien ouvre ainsi des perspectives de coopération autour de méthodes pédagogiques, de dispositifs d’apprentissage et d’expériences susceptibles d’enrichir le système gabonais. L’objectif est de faire de la formation professionnelle un véritable levier d’insertion, mais également un instrument de développement des compétences nécessaires à la transformation de l’économie nationale.
Le capital humain au cœur des priorités nationales
Cette orientation rejoint les ambitions du Plan national de croissance et de développement (PNCD), qui accorde une place importante à la valorisation du capital humain et au renforcement des capacités nationales.
Elle s’inscrit également dans la vision portée par le président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes des enjeux majeurs pour l’avenir du Gabon.
Dans un contexte où l’accès à l’emploi demeure une préoccupation centrale pour les jeunes et leurs familles, la modernisation de la formation professionnelle représente un défi qui dépasse le seul cadre éducatif. Elle concerne aussi la compétitivité des entreprises, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et la capacité du pays à répondre aux besoins de ses secteurs économiques prioritaires.
De la coopération aux résultats concrets
Si les échanges avec la représentante canadienne témoignent d’une volonté de renforcer les relations bilatérales dans ce domaine, leur portée dépendra de la concrétisation des partenariats envisagés. L’identification des filières prioritaires, la mobilisation des institutions partenaires et la mise en place de dispositifs de coopération adaptés constitueront autant de leviers pour transformer cette démarche en résultats tangibles.
Pour les jeunes Gabonais, l’enjeu est notamment de pouvoir accéder à des formations débouchant sur des qualifications reconnues et des perspectives professionnelles réelles.
La démarche défendue par la Ministre Marcelle Ibinga épouse Itsitsa repose ainsi sur une ambition claire : former pour mieux insérer, qualifier pour mieux employer. Reste désormais à traduire cette orientation en dispositifs opérationnels, capables de répondre durablement aux attentes des entreprises et aux aspirations de la jeunesse gabonaise.