Libreville : des téléphones détruits par un chef d’établissement, une méthode qui divise l'opinion
2026-10-30 13:07:00
Une vidéo montrant un chef d’établissement détruire neuf téléphones portables saisis auprès d’élèves circule sur les réseaux sociaux. Entre condamnation d’un geste jugé excessif et soutien à une mesure destinée à faire respecter le règlement scolaire, la séquence relance le débat sur la discipline dans les établissements secondaires au Gabon.
La vidéo fait réagir les internautes. Certains dénoncent la destruction des appareils, estimant qu’une sanction ne devrait pas entraîner la détérioration de biens appartenant aux élèves. D’autres défendent la fermeté du responsable scolaire, considérant que les interdictions relatives à l’usage du téléphone dans les établissements doivent être respectées. Une troisième catégorie d’internautes préconise plutôt la confiscation temporaire des appareils, avec une restitution aux parents à la fin de l’année scolaire ou selon les modalités prévues par le règlement intérieur.
Au-delà de la polémique, cette affaire soulève une question essentielle : comment faire respecter les règles scolaires sans recourir à des mesures disproportionnées ? Si l’interdiction des téléphones portables vise notamment à préserver la concentration des élèves et le bon déroulement des enseignements, son application suppose des sanctions claires, cohérentes et connues de tous. La confiscation temporaire, la convocation des parents ou les mesures disciplinaires prévues par le règlement intérieur peuvent constituer des pistes à examiner. Reste à déterminer comment concilier autorité éducative, respect des biens des élèves et responsabilisation des jeunes. Car si la discipline est indispensable à la vie scolaire, les méthodes employées pour la faire respecter le sont tout autant.