Frappes en Iran : l’UA redoute un embrasement et des répercussions économiques pour l'Afrique
2026-03-02 11:14:00
Après des frappes américaines menées avec Israël contre des cibles iraniennes, la Commission de l’Union africaine alerte sur un risque d’embrasement régional et sur de lourdes répercussions économiques pour l’Afrique. Elle appelle à une désescalade immédiate et à la primauté de la diplomatie.
La Commission de l’Union africaine a exprimé, le 28 février 2026, sa « profonde préoccupation » à la suite des frappes militaires menées par les États-Unis en coordination avec Israël contre des cibles situées en République islamique d’Iran. Son président, Mahmoud Ali Youssouf, a qualifié l’opération de « grave intensification des hostilités », mettant en garde contre un engrenage militaire aux conséquences difficilement maîtrisables. Dans sa déclaration officielle, l’organe exécutif de l’Union africaine appelle explicitement à la retenue, à une désescalade urgente et au respect strict du droit international ainsi que de la Charte des Nations unies.
Au-delà du théâtre moyen-oriental, l’organisation continentale souligne le caractère systémique des risques encourus. Une extension du conflit pourrait affecter les marchés mondiaux de l’énergie, perturber les chaînes d’approvisionnement et fragiliser davantage la sécurité alimentaire. Pour l’Afrique, déjà confrontée à des tensions budgétaires et à des vulnérabilités macroéconomiques, une flambée durable des prix du pétrole ou des céréales constituerait un choc majeur. L’UA insiste ainsi sur l’exposition particulière des économies africaines aux secousses géopolitiques internationales.
Dans ce contexte, la Commission soutient les efforts de médiation en cours, notamment ceux facilités par le Sultanat d’Oman, et exhorte l’ensemble des parties à privilégier la voie diplomatique. Fidèle à sa doctrine multilatérale, l’Union africaine réaffirme qu’aucune solution durable ne peut émerger de la seule logique de la force. Par cette prise de position, elle entend peser dans le débat international et rappeler que la stabilité du Moyen-Orient demeure indissociable de l’équilibre économique et sécuritaire global.