Gabon : le gaz naturel soutient timidement la reprise du secteur extractif en 2025 avec 2,1%



2026-05-19 10:18:00

Malgré un recul global de l’industrie extractive sur l’année, le gaz naturel affiche une progression de 1,2 % en 2025, portée par un rebond significatif au dernier trimestre.



Le secteur extractif gabonais présente un bilan contrasté en 2025, oscillant entre recul annuel et regain d’activité en fin d’année. Selon les données disponibles, l’activité a progressé de 4,4 % au quatrième trimestre, traduisant une amélioration notable des performances dans plusieurs segments clés.

Cependant, cette embellie tardive ne suffit pas à compenser les difficultés enregistrées sur l’ensemble de l’année. En glissement annuel, l’industrie extractive accuse une baisse de 2,7 %, conséquence directe des contre-performances observées dans les filières pétrolière et minière, notamment le manganèse.

Dans ce contexte, le gaz naturel apparaît comme le principal moteur de la reprise. Après des fluctuations au cours des trois premiers trimestres, la production commercialisée a enregistré une forte hausse de 14,1 % au dernier trimestre. Cette progression s’explique par une demande soutenue et une réduction des incidents techniques. Sur l’ensemble de l’année, la croissance reste toutefois modérée, à 1,2 %, signe d’une reprise encore fragile mais encourageante.

Du côté du pétrole, une légère amélioration est observée en fin d’année, avec une hausse de 1,6 % au quatrième trimestre, mettant fin à une tendance baissière. Cette performance est attribuée à une meilleure disponibilité des équipements et à l’optimisation des champs. Néanmoins, sur l’ensemble de l’année, la production recule de 2,9 %, en deçà des attentes.

Le manganèse suit une trajectoire similaire. Après un rebond de 10,8 % au dernier trimestre, soutenu par les performances des sites de Moanda et Franceville, le secteur affiche un recul annuel de 2,5 %, révélant des contraintes structurelles persistantes, notamment sur le plan logistique.

Au final, ces résultats mettent en lumière la forte dépendance du Gabon aux matières premières et la vulnérabilité du secteur face aux aléas des marchés internationaux. Si le regain observé en fin d’année offre des perspectives encourageantes, il souligne également la nécessité de diversifier davantage l’économie pour assurer une croissance plus stable et durable.