Gabon : le projet de loi sur le crédit-bail ouvre de nouvelles perspectives pour les PME



2026-02-26 14:42:00

La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, a organisé ce mercredi 25 février 2026 un atelier de relecture et de validation du projet de loi sur le crédit-bail, en partenariat avec le gouvernement gabonais. Réunissant autorités publiques, experts techniques et acteurs du secteur privé, cet événement marque une étape cruciale pour la finalisation d’un cadre juridique moderne destiné à faciliter l’accès au financement des entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises (PME) qui peinent souvent à obtenir des prêts bancaires en raison de l’absence de garanties solides.



Le crédit-bail, mécanisme dans lequel l’actif financé sert lui-même de garantie, permet aux entreprises d’utiliser immédiatement des biens productifs tout en échelonnant leur paiement. Selon Seva Payevskiy, représentant pays de la SFI, cette approche offre une solution concrète pour sécuriser juridiquement les opérations et stimuler l’investissement privé. Les neuf axes du projet de loi, allant des dispositions générales aux aspects comptables et fiscaux, visent à structurer le marché, à harmoniser le Gabon avec les standards internationaux et à soutenir la transformation économique, tout en renforçant l’inclusion financière et la diversification de l’économie nationale.

Pour le gouvernement, cette législation représente un levier stratégique pour stimuler la croissance des PME et PMI, soutenir des filières clés comme l’agriculture et l’élevage, et dynamiser les chaînes de valeur locales. Les experts soulignent que l’adoption du texte par le Parlement, combinée à la formation des acteurs et à des instruments complémentaires comme le refinancement via la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), pourrait générer une croissance mesurable du produit national, faciliter la création d’emplois et renforcer l’attractivité du Gabon pour les investisseurs privés. L’atelier confirme ainsi l’importance d’un cadre juridique robuste pour sécuriser les opérations financières et promouvoir un développement économique inclusif.