Guerre au Moyen-Orient : 36 Gabonais rapatriés lors de la première vague
2026-03-23 12:44:00
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, le Gabon a lancé une opération d’urgence pour rapatrier ses citoyens. Ce dimanche 22 mars 2026, 36 ressortissants ont regagné Libreville, accueillis par la ministre des Affaires étrangères et pris en charge psychologiquement.
Le gouvernement gabonais a déclenché une opération d’urgence pour rapatrier ses citoyens bloqués par les hostilités au Moyen-Orient. Ce dimanche 22 mars 2026, une première vague de 36 ressortissants a regagné Libreville à bord d’un vol régulier d’Ethiopian Airlines, marquant le début d’un pont aérien essentiel face au conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis.
À l’aéroport international Léon Mba, l’émotion était palpable. Un comité d’accueil présidé par la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, était présent pour recevoir les rapatriés, marqués par les bombardements récents.
Pour ces citoyens gabonais, le quotidien à Dubaï et dans la région avait été transformé en cauchemar. Bertille Andeme raconte : « Quand il y avait des missiles, même s’ils les interceptaient, le bruit secouait l’immeuble où je me trouvais. » Wilfried Mayaka, un fonctionnaire, évoque un climat de tension permanente et des alertes sur smartphone pour rejoindre les abris.
Conscientes du traumatisme, les autorités ont conduit les rapatriés vers une « salle d’écoute » pour des entretiens avec des psychologues. Les familles, inquiètes depuis plusieurs jours, ont exprimé un immense soulagement. Komlan Gnambault, dont la fille étudiait dans la région, confie : « Son retour est un immense soulagement après ces jours de silence et de coupures de communication. »
Avant le conflit, environ 800 Gabonais résidaient dans la région. La ministre des Affaires étrangères a appelé tous ses compatriotes à profiter des dispositifs de mise à l’abri. Une deuxième rotation est déjà programmée pour le mardi 24 mars afin de rapatrier d’autres ressortissants.