Institut monétaire africain : vers l’opérationnalisation du projet, 20 ans après l’annonce



2026-05-11 16:21:00

La première session du Bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) que dirige Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, s’est tenue le 7 mai 2026 au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar, au Sénégal.



Au cours de cette rencontre, les gouverneurs des banques centrales et la Commission de l’Union Africaine ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’opérationnalisation de l’Institut monétaire africain (IMA). Il est présenté comme une étape décisive vers la future Banque centrale africaine et l’Union monétaire continentale. L’échéance pour le lancement de l’IMA a été maintenue pour septembre 2026.

Pour Yvon Sana Bangui, Président de l’Abca, l’IMA est une « étape décisive » dans la transition vers une union monétaire continentale. « L’opérationnalisation de cette structure n’est plus un projet lointain. Elle est devenue un déterminant central de la marche vers l’intégration monétaire et financière », a-t-il martelé. Il a appelé les banques centrales africaines à s’impliquer pleinement pour garantir le démarrage effectif des activités de l’institution. «  L’IMA constitue  un levier stratégique pour harmoniser les politiques monétaires et absorber les chocs mondiaux. L’heure est désormais à la mise en œuvre concrète après l’adoption historique des statuts de l’institution par l’Union africaine (en février 2026 NDLR) » a déclaré Francisca Tatchouop Belobe, Commissaire de l’Union africaine en charge du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines.

Après son élection à la présidence de l’Association des banques centrales africaines en novembre 2025, Yvon Sana Bangui avait déclaré qu’au cours de son mandat,  il va travailler pour l’opérationnalisation de l’Institut Monétaire Africain (IMA), un projet qui date de 20 ans. « C’est une institution qui aura la charge de mener les études macroéconomiques, les études statistiques, juridiques, surveiller les critères de convergence macroéconomiques, en vue de préparer la création de la Banque Centrale Africaine et de l’Union monétaire continentale. Nous sommes 41 banques centrales. Si nous marchons ensemble, nous atteindrons l’objectif pour que l’Afrique progresse. Avec la contribution de tous, nous saurons relever les défis. C’est ensemble que nous allons poursuivre la transformation structurelle entamée depuis des années » avait  déclaré le  président de l’ABCA au cours d’une conférence de presse le 28 novembre 2025.