Législatives 2025 : la Cour constitutionnelle tranche, le droit triomphe



2025-11-03 10:21:00

En clôturant définitivement le contentieux électoral, la plus haute juridiction du pays met fin aux polémiques et réaffirme la primauté du droit sur les passions politiques.



Le rideau est tombé sur les élections législatives de 2025. Ce vendredi 31 octobre, la Cour constitutionnelle, présidée par Dieudonné Aba’a Owono, a rendu publiques ses décisions finales sur les scrutins des 27 septembre et 11 octobre derniers. Dans une salle comble, en présence des représentants de partis et des candidats, la haute juridiction a acté la fin du contentieux électoral, refermant ainsi une période de vives tensions et de débats passionnés. La lecture solennelle des arrêts a consacré la légitimité du processus électoral, dans le respect strict de la Constitution et des textes en vigueur. « La Cour a statué en droit », a rappelé le président Aba’a Owono, insistant sur l’indépendance, la transparence et la sérénité qui ont guidé les délibérations tenues à huis clos.

Les décisions rendues reflètent un équilibre entre rigueur juridique et souci d’apaisement. Plusieurs requêtes ont été jugées irrecevables ou rejetées, tandis que d’autres ont été validées, confirmant ou annulant des résultats selon les cas. Le rejet de la requête du ministre de l’Intérieur, président de la CNOCER, ainsi que celui d’Annie Chrystel Eugénie Limbourg Iwenga, candidate du PDG à Libreville, figurent parmi les plus commentés. À l’inverse, la victoire de Léon-Paul Ngoulakia, élu avec 56,46 % des suffrages dans la circonscription de Lékoni-Lékori, a été confirmée. Par ailleurs, plusieurs requérants ont préféré retirer leurs recours, signe d’un climat politique apaisé et d’un respect croissant pour les mécanismes institutionnels. Cette attitude, saluée par le président de la Cour, témoigne de la consolidation d’une culture démocratique basée sur la confiance dans la justice électorale.

Entre satisfaction et frustration, les réactions dans la salle ont été contrastées, à l’image de toute démocratie vivante. Certains y ont vu la victoire du droit et de la stabilité, d’autres ont exprimé leur désillusion face à la rigueur des juges. Mais pour Dieudonné Aba’a Owono, « la loi s’impose à tous », rappelant que la démocratie ne se mesure pas à la ferveur des partisans, mais à la constance des institutions. En mettant un terme définitif aux litiges électoraux, la Cour constitutionnelle consacre la fin d’un cycle électoral chargé et l’entrée dans une phase de gouvernance apaisée. Cette décision, à la fois juridique et symbolique, renforce la crédibilité du processus démocratique gabonais, confirmant que dans la Ve République, c’est désormais le droit, et non la rumeur, qui dit le dernier mot.