Logements sociaux : lancement officiel des travaux de 5 000 habitations à Akanda



2026-05-08 10:41:00

À Akanda, le gouvernement gabonais et le groupe marocain Addoha viennent de franchir une étape majeure dans la politique nationale du logement. Avec le lancement officiel des travaux de Bellambra Résidence, première composante d’un ambitieux programme de 5 000 logements sociaux et économiques, les autorités affichent leur volonté de répondre durablement à la crise de l’habitat urbain tout en facilitant l’accès à la propriété pour les ménages gabonais.



Le site d’Alhambra, dans la commune d’Akanda, a servi de cadre, le 6 mai 2026, à une cérémonie hautement symbolique présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault. Cette opération marque le démarrage concret du vaste partenariat conclu le 13 février 2025 entre l’État gabonais et le groupe immobilier marocain Addoha. Sur une période de sept ans, le promoteur s’est engagé à construire 5 000 logements sociaux et économiques à travers le pays. Bellambra Résidence constitue ainsi la première pierre de ce programme d’envergure avec 500 unités résidentielles prévues. Le projet ambitionne de répondre à une demande croissante en logements modernes dans le Grand Libreville, particulièrement dans les zones urbaines en forte expansion comme Akanda.

Conçu pour séduire une classe moyenne en quête de stabilité résidentielle, le programme propose des appartements de type F3 à F5, accessibles à partir de 30 millions de FCFA. Deux immeubles sont déjà sortis de terre au stade du gros œuvre, totalisant 52 logements et 4 espaces commerciaux, signe d’une avancée rapide du chantier. Les premières réactions du marché semblent encourageantes puisque vingt réservations ont déjà été enregistrées avant même l’achèvement des travaux, attendu pour la fin de l’année 2026. Au-delà de la simple construction immobilière, Bellambra Résidence se veut également un modèle de quartier structuré, intégrant habitat, commerce et cadre de vie moderne dans une commune devenue stratégique pour l’expansion urbaine de Libreville.

Mais l’enjeu principal demeure celui de l’accessibilité financière. Conscient des difficultés rencontrées par de nombreux ménages pour accéder au crédit immobilier, le gouvernement multiplie les discussions avec les établissements bancaires afin de mettre en place des financements étalés sur quinze ans, voire davantage. Le ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, affiche une ambition claire : permettre aux Gabonais de devenir propriétaires avec des mensualités comparables au coût d’un loyer. Une orientation qui traduit la volonté des autorités de transformer durablement le rapport des citoyens au logement, dans un contexte où la demande sociale demeure forte et où l’accès à un habitat décent constitue désormais un levier central de stabilité économique et sociale.