Monument Damas Aléka : l’architecte interpellé après son absence remarquée lors d'une visite



2026-07-30 10:47:00

À quelques semaines de l’échéance du 17 août, le chantier du monument Georges Damas Aléka connaît de nouvelles turbulences. L’architecte principal a été interpellé après son absence remarquée lors d’une visite présidentielle.



Le chantier du monument Georges Damas Aléka, à Libreville, traverse une phase critique. Lundi 27 juillet, à l’occasion d’une visite d’inspection du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’architecte en charge du projet, Erick Mauro Nguémah, brillait par son absence, alors même que son véhicule était stationné sur les lieux, selon des informations rapportées par GabonReview.

Quelques heures plus tard, dans la soirée, l’architecte a été interpellé par les autorités avant d’être conduit à la Direction générale des recherches (DGR). D’après plusieurs sources proches du dossier, cette mesure s’inscrirait dans le cadre d’une audition à visée d’instruction, et non d’une inculpation. Les enquêteurs chercheraient essentiellement à recueillir des informations utiles sur l’avancement du projet. Sauf élément nouveau, l’intéressé pourrait être remis en liberté rapidement.

Ce développement intervient dans un contexte marqué par des retards persistants. Lancé depuis trois ans, le chantier de l’esplanade dédiée à l’auteur de l’hymne national accuse un décalage important par rapport au calendrier initial. Le chef de l’État avait pourtant fixé la date du 17 août, jour du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon, comme échéance pour la livraison de l’ouvrage.

Le projet, d’un coût initial estimé à 8,5 milliards de francs CFA, comprend notamment huit pavillons représentant les différentes provinces du pays. Récemment, une enveloppe supplémentaire de 350 millions de francs CFA a été mobilisée pour soutenir l’achèvement des travaux.

Dans ce contexte d’urgence, chaque semaine devient déterminante pour les équipes en charge du chantier. L’absence de l’architecte lors de la visite présidentielle, suivie de son interpellation, soulève des interrogations sur la gestion du projet et accentue la pression autour du respect des délais.

Entre impératif politique, enjeux symboliques et contraintes techniques, le chantier du monument Damas Aléka s’inscrit désormais dans une course contre la montre, sous étroite surveillance des autorités.