Paris : la justice ordonne la libération du logement de l’ambassadeur du Gabon pour impayer de loyer



2026-09-09 10:18:00

Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné, le 26 août 2026, la libération du logement occupé par l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, sur fond d’un contentieux locatif portant sur 9 749,13 euros, soit environ 6,4 millions de FCFA. La décision pourrait ouvrir la voie à une procédure d’expulsion si les lieux ne sont pas libérés et les sommes réclamées réglées.



Le contentieux oppose la représentation gabonaise à la société Homya, propriétaire de l’appartement. Selon les informations rapportées par Africa Intelligence, le bailleur avait engagé ses premières démarches en novembre 2024 pour obtenir le règlement des sommes dues, avant de notifier, en janvier 2025, sa décision de ne pas renouveler le contrat arrivé à échéance le 31 mai suivant. Le logement, occupé depuis 2013 par le représentant gabonais auprès de l’Unesco et de l’Organisation internationale de la Francophonie, était alors occupé par Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères. La représentation gabonaise n’ayant pas libéré les lieux à l’échéance, le propriétaire a finalement saisi le tribunal judiciaire de Paris.

L’affaire a été examinée le 7 juillet 2026, en l’absence, selon la même source, de la partie gabonaise à l’audience. Dans sa décision rendue le 26 août, le tribunal a ordonné le paiement des sommes réclamées ainsi que la libération de l’appartement. À défaut d’exécution, le bailleur pourra engager une procédure d’expulsion, donnant à ce litige locatif une dimension potentiellement embarrassante pour la représentation diplomatique gabonaise en France. Au-delà du montant de la dette, c’est donc la gestion administrative et financière d’un logement pris en charge par l’État qui se retrouve exposée, avec un risque d’image pour Libreville si le contentieux devait se poursuivre jusqu’à l’expulsion.