Passerelles piétonnes : présentes dans la ville, absentes dans les habitudes
2025-11-17 11:04:00
Malgré leur présence dans plusieurs zones à forte circulation, les passerelles piétonnes au Gabon restent très peu utilisées par les piétons. La majorité des usagers continue de traverser directement la chaussée, souvent au milieu des véhicules, exposant ainsi leur vie au danger. Les passerelles, pourtant conçues pour réduire les accidents, restent sous-exploitées, laissant persister un risque élevé pour les piétons.
À Libreville, le constat est particulièrement préoccupant. Sur plusieurs portions de route, les piétons continuent de traverser directement la chaussée, parfois à quelques mètres seulement d’une passerelle. Un comportement qui ralentit le trafic et met inutilement leur vie en péril. Bien qu’installées pour sécuriser les traversées sur les axes routiers les plus dangereux, les passerelles piétonnes au Gabon restent étonnamment peu utilisées. La majorité des piétons continue de traverser la chaussée directement, ignorant les infrastructures mises à leur disposition pour renforcer leur sécurité.
Les conséquences de cette indiscipline sont multiples : accidents parfois graves, ralentissements brusques, embouteillages interminables et risque permanent pour les piétons comme pour les automobilistes. « Les gens savent qu’il s’agit de zones dangereuses, mais ils préfèrent traverser entre les voitures », témoigne un autre conducteur, visiblement lassé de cette situation.
Pour certains citoyens, la solution passe par un durcissement des actions sur le terrain. Ils appellent à une présence policière plus ferme autour des passerelles afin de contraindre les piétons à utiliser ces ouvrages. « La police municipale pourrait infliger des amendes à ceux qui traversent ailleurs qu’au niveau des passerelles. C’est une question de civisme et de sécurité », suggère un habitant du quartier Akébé.
Entre sensibilisation, modernisation et mesures coercitives, le défi reste entier : offrir aux piétons des passerelles réellement attractives et sécurisées, et éviter que ces ouvrages ne finissent par symboliser un investissement public méconnu et sous-utilisé.