Patrimoine immobilier de l’État dans l’Estuaire : un tiers des bâtiments en dégradation avancée et des parcelles occupées illégalement
2025-12-05 10:02:00
Le recensement du parc immobilier de l’État dans la province de l’Estuaire révèle une situation préoccupante : dégradations massives, occupations illégales et parcelles non régularisées. Le gouvernement annonce des mesures urgentes pour sécuriser et valoriser ses actifs publics.
Le rapport présenté au Conseil des ministres le 4 décembre 2025 dresse un constat sans concession sur le patrimoine immobilier de l’État dans l’Estuaire. Sur 3 772 bâtiments recensés, dont 1 826 bureaux, 1 336 logements administratifs et 610 autres infrastructures, plus d’un tiers sont en état de dégradation avancée. Libreville concentre plus de la moitié des édifices vétustes, soit 749 bâtiments sur un total de 1 379 dégradés (37 %).
Le foncier public n’est pas en reste : sur les 878 parcelles identifiées, 486 restent en attente de régularisation, tandis que 128 sont occupées illégalement, représentant 14,58 % du total. Les réserves foncières enregistrent un taux d’occupation illicite alarmant de 63 %, avec 24 parcelles sur 38 squattées. Cette situation révèle l’ampleur des défis que doit relever l’État pour sécuriser son domaine et éviter des pertes financières considérables liées à la vétusté ou à l’occupation anarchique.
Face à ce constat, le gouvernement a salué les avancées du recensement tout en décidant la mise en œuvre immédiate de mesures correctives. Les prochaines étapes incluront des opérations d’assainissement et de récupération des biens publics, dans le but de rationaliser l’usage des infrastructures, protéger les actifs de l’État et poser les bases d’une gestion durable du patrimoine immobilier gabonais.