Permis de conduire digitalisé : Le Gabon suspend les enrôlements et doit résorber 6 993 dossiers



2026-09-22 09:56:00

Six mois après le lancement du permis de conduire digitalisé, le ministère des Transports marque une pause dans les opérations d’enrôlement. Suspendue depuis le 21 septembre, la procédure doit faire l’objet d’un état des lieux général, alors que 6 993 permis déjà édités attendent encore d’être récupérés au Centre national d’édition et de délivrance des documents de transport.



Six mois après le lancement du permis de conduire digitalisé, le ministère des Transports marque une pause dans les opérations d’enrôlement. Suspendue depuis le 21 septembre, la procédure doit faire l’objet d’un état des lieux général, alors que 6 993 permis déjà édités attendent encore d’être récupérés au Centre national d’édition et de délivrance des documents de transport.


Six mois après, l’administration fait le point


Annoncée par le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, la suspension est présentée comme une étape d’évaluation du dispositif lancé six mois plus tôt. Aucune date de reprise n’a pour l’heure été communiquée. Cette pause doit notamment permettre à l’administration d’examiner l’ensemble de la chaîne, depuis l’enrôlement des usagers jusqu’à la production et la délivrance du document. Dans l’immédiat, le ministère demande surtout aux personnes dont le permis a déjà été édité de se rapprocher du Centre national afin de le récupérer. Le stock de 6 993 documents disponibles constitue en effet une priorité avant la reprise des nouveaux enrôlements.


Une pause qui intervient après plusieurs difficultés opérationnelles


Si le ministère justifie officiellement la mesure par la nécessité de dresser un bilan, le déploiement du permis digitalisé a également été marqué par des difficultés opérationnelles rapportées depuis son lancement. La forte affluence des demandeurs aurait notamment sollicité les capacités du dispositif, tandis que des dysfonctionnements techniques auraient affecté la chaîne de production. Des coupures d’électricité à Libreville ont également été évoquées comme un facteur susceptible d’avoir perturbé les équipements informatiques et de production. Ces éléments devront toutefois être distingués des motifs officiellement communiqués par le ministère. Pour les usagers toujours en attente, l’administration promet une régularisation des situations en suspens et assure qu’une solution sera trouvée. La reprise de l’enrôlement dépendra désormais des conclusions de cet état des lieux.