Piteux état des routes du Moyen-Ogooué : le gouvernement à pied d'ouvre pour une solution provisoire



2025-12-29 10:37:00

Face à la dégradation avancée des axes stratégiques Bifoun–Ndjolé et Bifoun–Lambaréné, le gouvernement gabonais rompt avec l’inaction passée. Sous l’impulsion du ministère des Travaux publics et avec l’appui direct des plus hautes autorités de l’État, une réponse d’urgence est engagée pour soulager les populations et rétablir la continuité territoriale, en attendant des travaux de réhabilitation lourds.



Dans le Moyen-Ogooué, il n’y a ni trêve ni calendrier indulgent lorsque l’intérêt général est en jeu. Le week-end dernier, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukombi, a personnellement conduit une mission de terrain pour inspecter des tronçons routiers devenus emblématiques du malaise infrastructurel national. Longtemps négligées, les routes Bifoun–Ndjolé (56 km) et Bifoun–Lambaréné (71 km) présentent aujourd’hui un niveau de dégradation critique, affectant la sécurité, l’économie locale et la mobilité des usagers. Face à la pression croissante des populations, le ministère a décidé d’agir sans attendre, en lançant un programme de traitement des points les plus dangereux, notamment par le rebouchage des cratères et la stabilisation des sections les plus endommagées.

Cette intervention d’urgence n’est pas un simple replâtrage technique, mais un signal politique clair. Le gouvernement assume l’héritage lourd laissé par plus d’une décennie de gestion externalisée, durant laquelle le ministère des Travaux publics avait été privé de ses leviers d’action au profit d’une agence dont l’inefficacité se mesure aujourd’hui à l’ampleur des dégâts. L’absence d’un véritable programme d’entretien routier a transformé le réseau national en une succession d’urgences coûteuses. En réinvestissant pleinement ses prérogatives, le ministère opère un retour à la responsabilité publique et à la planification, rompant avec une logique qui a durablement fragilisé les infrastructures.

Cette nouvelle approche s’inscrit dans la dynamique politique ouverte depuis le Coup de la Libération et l’entrée du Gabon dans la Vᵉ République, sous le leadership du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Le message est sans ambiguïté : l’État reprend la main, assume ses choix et privilégie l’action concrète. Déterminé à restaurer la crédibilité de l’action publique, Edgard Moukombi affiche une ligne claire : répondre aux urgences immédiates tout en préparant des solutions durables. La modernisation et la préservation des routes nationales ne sont plus des promesses, mais un chantier stratégique au cœur du projet de redressement de l’État.