Respect de la Constitution : Les ministres élus députés inviter à démissionner avant l’installation du Parlement
2025-11-03 17:14:00
Dans une déclaration lue lundi devant la presse, le ministre de la Réforme des institutions, François Ndong Obiang, a précisé que tous les ministres élus députés devront démissionner de leurs fonctions gouvernementales avant l’installation du Parlement dont ils sont membres.
Cette mesure s’appuie sur l’article 73 de la Constitution gabonaise, adoptée par référendum le 16 novembre 2024. « Les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire », a rappelé le ministre, soulignant que cette règle est désormais inscrite « noir sur blanc » dans la loi fondamentale.
Selon François Ndong Obiang, « les ministres concernés doivent, à partir de la publication officielle, déposer leur démission auprès du Chef de l’État, Chef du Gouvernement, avant l’installation du bureau du Parlement auquel ils appartiennent ».
D’après le chronogramme de sortie de la transition publié par le ministre, le bureau de l’Assemblée nationale sera installé le 17 novembre 2025, ce qui laisse aux ministres concernés environ deux semaines pour formaliser leur départ du gouvernement.
Parmi eux, plusieurs figures marquantes étaient présentes lors de la lecture de la déclaration, notamment : Brigitte Okanowa, ministre de la Défense nationale et élue députée ; Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, ministre d’État en charge des Transports et proche collaborateur du président Brice Clotaire Oligui Nguema, réélu député avec 66,18 % des voix.
Cette décision vise à assurer la séparation des pouvoirs et à garantir la régularité du processus parlementaire, conformément aux principes inscrits dans la Constitution de la Ve République gabonaise. Elle marque également un pas supplémentaire vers la stabilisation des institutions et la mise en place d’un parlement pleinement opérationnel.
Les ministres concernés disposent désormais d’un délai limité pour organiser leur transition, illustrant le pragmatisme et la rigueur avec lesquels le gouvernement met en œuvre les dispositions constitutionnelles.