Solde des agents publics : l’ANINF dément toute ingérence étrangère



2026-01-23 17:34:00

Face à des propos relayés sur les réseaux sociaux mettant en cause la souveraineté du système de paiement des salaires de l’État, l’ANINF oppose un démenti formel et rappelle les garanties institutionnelles qui encadrent le traitement de la solde publique au Gabon.



Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux attribue à Monsieur Pierre Mintsa, leader syndical, des propos affirmant que le traitement de la solde des agents de l’État serait assuré par une entreprise marocaine et donc « aux mains des Marocains ». Des allégations immédiatement démenties par l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), qui parle d’affirmations infondées et contraires à la réalité institutionnelle.

Dans un communiqué ferme, l’ANINF rappelle que la solde mensuelle des agents de l’État est traitée à partir du Fichier Unique de Référence (FUR), une application de l’administration gabonaise, conçue par la Direction générale des services informatiques (DGSI), devenue aujourd’hui l’ANINF. Cet outil, en service depuis plus de vingt ans, constitue le socle central du dispositif de paie publique. Il est exploité exclusivement par des agents gabonais dûment habilités, dans le strict cadre des missions de service public, et selon des règles de gestion conformes aux normes de sécurité et de souveraineté de l’État.

L’Agence détaille un dispositif reposant sur des accès individualisés, une stricte séparation des rôles, la traçabilité complète des opérations, des contrôles réguliers, ainsi que des mécanismes de sauvegarde et d’archivage garantissant la continuité du service et l’auditabilité. Des procédures formalisées lient l’ANINF à la Direction de la Solde, au Trésor public et à la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF), excluant toute intervention unilatérale ou étrangère. En conséquence, l’ANINF juge « inexact et irresponsable » de prétendre que la solde serait sous contrôle d’un opérateur extérieur. Elle appelle à la responsabilité, regrettant que de tels propos émanent d’une personnalité influente, et exhorte l’opinion à ne relayer que des informations officielles validées par les administrations compétentes.