Souveraineté financière du Gabon : "CASH" alerte sur une dépendance extérieure héritée du passé



2026-01-23 10:13:00

Dans une vidéo récemment publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste et influenceur gabonais Chamberland Moukouama, plus connu sous le pseudonyme de Cash, a soulevé un débat sensible mais central : celui de la souveraineté financière du Gabon. À travers une prise de parole directe, il appelle les citoyens à dépasser les débats émotionnels pour s’approprier les réalités techniques de la gestion des finances publiques du pays.



Invitant ses auditeurs à effectuer leurs propres recherches, notamment autour des termes « Vectis Gabon » et « Involys Gabon », Cash affirme qu’une partie des leviers financiers stratégiques du pays se situerait hors du territoire national, notamment au Maroc. Une situation qu’il présente comme un héritage structurel antérieur à l’arrivée au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema, au début de la transition.

Selon lui, le chef de l’État a pris les rênes d’un pays dont une partie de la souveraineté économique était déjà externalisée. Une réalité délicate qu’il compare, à travers une métaphore culturelle bantoue, à la responsabilité d’un père de famille qui ne peut exposer publiquement les faiblesses internes sans risquer d’affaiblir l’ensemble. « Il suffit qu’on appuie sur un bouton à l’extérieur pour déstabiliser le pays, y compris sur le paiement des salaires », avance-t-il, pour illustrer la vulnérabilité du système.

Au-delà du constat, Chamberland Moukouama insiste sur la nécessité d’un débat de fond, loin des invectives politiques et des lectures passionnelles. Pour lui, comprendre cette architecture financière est un préalable indispensable pour juger les choix actuels et les marges de manœuvre réelles des autorités. Il pose ainsi une double interrogation qu’il juge essentielle : comment rapatrier techniquement ces leviers de souveraineté financière au Gabon, et en combien de temps un tel processus peut-il raisonnablement s’opérer ?

En filigrane, cette sortie relance une réflexion plus large sur l’héritage économique laissé par les précédents régimes, la complexité des réformes structurelles et la patience nécessaire pour reconstruire une souveraineté effective. Un appel à l’intelligence collective, selon ses termes, afin que les citoyens puissent débattre sur la base des faits, et non uniquement des émotions.