Violence au Lycée Léon Mba : un élève poignardé en plein jour
2025-10-31 14:11:00
Trois coups de ciseaux dans le dos, un pneumothorax, et un nouveau signal d’alarme pour l’école gabonaise.
La scène s’est déroulée ce jeudi après-midi dans l’enceinte du prestigieux Lycée Léon Mba de Libreville, transformant un jour ordinaire en un drame d’une rare violence. Un élève a été poignardé à trois reprises dans le dos par un camarade, provoquant un pneumothorax selon le rapport du SAMU Social Gabonais. Immédiatement dépêchées sur les lieux, les équipes médicales ont prodigué les premiers soins vitaux avant d’évacuer en urgence la victime, dont le pronostic vital reste réservé. Cet acte d’une brutalité extrême secoue une fois de plus la communauté éducative et relance le débat sur la montée inquiétante de l’insécurité dans les établissements scolaires du pays.
L’incident, qui s’ajoute à une série de violences enregistrées ces dernières semaines dans les lycées de la capitale, met crûment en lumière un climat délétère où les rivalités, les frustrations et l’absence de contrôle nourrissent un sentiment d’impunité. Au-delà du choc et de l’émotion, cet épisode souligne la faillite d’un encadrement éducatif dépassé par la dérive de certains élèves et l’effritement des repères sociaux. Parents, enseignants et personnels administratifs témoignent d’un sentiment d’impuissance face à une génération dont la colère et la désinvolture s’expriment désormais par la violence.
Face à ce drame, les appels à une réaction forte des autorités se multiplient. Le ministère de l’Éducation nationale est sommé d’agir sans délai pour restaurer la discipline et la sécurité au sein des établissements, en collaboration avec les forces de l’ordre et les acteurs sociaux. Une enquête judiciaire devrait être ouverte pour identifier l’auteur de l’agression et établir les circonstances précises de l’incident. Au-delà des sanctions, c’est une réforme de fond qui s’impose : réinstaurer le respect, la médiation, la prévention et la responsabilité au cœur de l’école gabonaise, afin d’éviter que nos salles de classe ne deviennent les nouveaux théâtres d’une violence incontrôlée.