Décès d’Olu Jacobs : Nollywood perd l’une de ses figures emblématiques
2026-09-17 10:27:00
Figure incontournable du cinéma nigérian, l’acteur et réalisateur Olu Jacobs est décédé après plus de cinq décennies consacrées au théâtre, à la télévision et au cinéma. Une disparition qui marque une nouvelle page pour Nollywood et laisse derrière elle l’héritage d’un artiste dont le parcours a accompagné plusieurs générations de Nigérians.
Formé à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA) de Londres, Olu Jacobs avait débuté sa carrière dans les années 1970 à travers des émissions et séries de télévision britanniques, avant de s’imposer progressivement dans les productions nigérianes. Au fil des années, il s’était illustré par une filmographie riche et avait reçu plusieurs distinctions, dont le titre de Membre de l’Ordre de la République fédérale du Nigeria (MFR) en 2011 et l’Industry Merit Award des Africa Magic Viewers’ Choice Awards en 2013.
Surnommé le « lion de Lufodo », l’acteur était devenu bien plus qu’un visage familier du petit et du grand écran. Son parcours, étendu sur plus de cinquante ans, a contribué à l’essor et à la reconnaissance internationale du cinéma nigérian. Son fils, Olusoji Jacobs, a salué la vie de son père, estimant qu’il avait « mené une vie bien remplie ».
Au Nigeria, les hommages se sont rapidement multipliés après l’annonce de sa disparition. Le président Bola Tinubu a rendu hommage à « un géant de l’industrie créative nigériane », soulignant l’ampleur de la perte pour le pays, le cinéma africain et les amateurs d’arts du spectacle. L’ancien vice-président Atiku Abubakar a, pour sa part, évoqué la disparition d’une « institution » et d’une « icône culturelle », témoignant de l’empreinte laissée par l’acteur dans la culture nigériane.
Époux de l’actrice et réalisatrice Joke Silva, avec laquelle il avait fondé une société de production et une école destinée à la formation de jeunes acteurs, Olu Jacobs laisse également une empreinte dans la transmission des savoir-faire artistiques. Sa disparition intervient après plusieurs années marquées par des problèmes de santé, son épouse ayant révélé en 2021 qu’il souffrait d’une démence à corps de Lewy. À travers son œuvre, ses distinctions et les générations d’artistes qu’il a contribué à former, le « lion de Lufodo » restera associé à l’histoire et au rayonnement de Nollywood.