« Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle » : l'essai de 258 pages d'Harold Leckat



2026-09-16 16:26:00

Le 1er octobre 2026, Harold Leckat Igassela publiera « Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle », un essai autobiographique de 258 pages qui revient sur les 24 jours de privation de liberté vécus après son interpellation en octobre 2025, pour élargir la réflexion aux libertés d’entreprendre et d’informer, à la justice et à l’État de droit.



Près d’un an après les événements du 15 octobre 2025, le fondateur et directeur de publication de Gabon Media Time revient sur cette période à travers un ouvrage publié aux Éditions Jets d’Encre, en France. Dans « Entreprendre au Gabon : sous la brimade institutionnelle », le journaliste et juriste de formation transforme une expérience personnelle en point de départ d’une réflexion sur les relations entre entrepreneurs, administration, justice et institutions. Les 24 jours de privation de liberté constituent le fil conducteur de ce récit, à travers lequel l’auteur développe notamment la notion de « brimade institutionnelle », qu’il présente comme un mécanisme susceptible de fragiliser ceux qui entreprennent, créent ou exercent une activité d’information.

L’ouvrage entend toutefois dépasser le cadre du témoignage personnel. À travers son parcours, Harold Leckat Igassela interroge également la place des libertés dans le fonctionnement d’une République, notamment la liberté d’entreprendre et celle d’informer. Cette dernière est présentée par l’auteur comme un droit, mais également comme une responsabilité et une exigence républicaine. « Ce livre n’est pas une plainte. Il part d’une épreuve personnelle, mais il ne s’y enferme pas », explique-t-il, revendiquant une démarche tournée vers le témoignage, la compréhension et la proposition plutôt que vers le règlement de comptes.

Prévu pour paraître officiellement le 1er octobre 2026, l’essai compte 258 pages et est d’ores et déjà disponible en précommande auprès des Éditions Jets d’Encre. Avec cette première publication, le journaliste gabonais choisit ainsi de prolonger une expérience individuelle par une réflexion plus large sur les conditions d’exercice de l’entrepreneuriat, du journalisme et des libertés publiques au Gabon. Le livre se présente dès lors comme un témoignage personnel, mais aussi comme une contribution au débat sur les rapports entre citoyens, entreprises, médias et institutions.