Finances publiques : Les exonérations fiscalo- douanières suspendues suite à un manque à gagner de plus de 283 milliards FCFA



2026-09-09 16:02:00

Thierry Minko, Ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette, des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère a signé le 8 septembre 2026 un communiqué annonçant la suspension des exonérations fiscalo-douanières qui jusqu’ici soulageait la trésorerie des acteurs économiques.



« Ayant constaté à l'issue du premier semestre de l'année 2026, les effets des exonérations sur les finances publiques, en particulier un manque à gagner à fin juillet de 209,239 milliards de Francs CFA, pour les services des douanes et 74,038 milliards de Francs CFA de manque à gagner pour les services fiscaux sur la même période, il a été décidé de suspendre les effets des conventions et décisions accordant des exonérations fiscales et douanières, et de lancer un audit des contreparties » peut-on lire dans le communiqué de Thierry Minko.

Le membre du gouvernement affirme que la décision a été prise sous l’impulsion de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef du gouvernement. L’objectif étant de rétablir les équilibres budgétaires de l'État et d’assurer une gestion transparente et équitable des régimes fiscaux et douaniers. « Il est interdit, à compter de la date de publication du présent communiqué, d'accorder toute nouvelle exonération fiscale ou douanière, sous quelque forme que ce soit. Par ailleurs, tous les avantages fiscaux et douaniers antérieurement accordés par des décisions administratives, sont suspendus jusqu'à nouvel ordre. L'État réalisera un audit en vue de l’évaluation des contreparties et de l'impact budgétaire et économique des dépenses fiscales sur la période 2023-2026. Les conclusions de cet audit seront communiquées dans les mois à venir » souligne Thierry Minko dans son communiqué.

Il précise par ailleurs que les mesures d'incitations fiscales et douanières expressément prévues par la loi feront l'objet d'une révision dans la prochaine loi de finances et seront soumises au vote du Parlement. Pour le moment, les opérateurs économiques « sont tenus de prendre toutes les dispositions visant à se conformer aux déclarations et au paiement des impôts, droits et taxes liées à leurs opérations durant la période de suspension ».