Gouvernance : le gouvernement impose méthode, résultats et réformes structurantes
2026-04-02 10:58:00
Lors de sa première conférence de presse, le porte-parole du gouvernement a détaillé une stratégie fondée sur performance, réformes sectorielles et apaisement social, sous l’impulsion du chef de l’État.
À Libreville, la première sortie officielle du porte-parole du gouvernement, le Pr Charles Edgar Mombo, a donné le ton d’une gouvernance placée sous le signe de la rigueur et de la centralisation stratégique. Entouré de plusieurs membres du gouvernement, il a articulé son intervention autour de trois axes : le bilan des premières actions, les réformes adoptées en Conseil des ministres et la gestion du climat social. Au cœur de cette dynamique, le Plan national de croissance et de développement (PNCD) s’impose comme la boussole unique, traduisant une volonté claire de rompre avec les approches fragmentées. « Il n’y a plus de politique ministérielle autonome », a-t-il insisté, mettant en avant une méthode fondée sur le pilotage stratégique, la redevabilité et la culture du résultat, matérialisée par des contrats de performance sur 100 jours et l’adoption de plus de 25 textes en deux mois.
Dans le détail, le gouvernement déploie une série de réformes à fort impact. Dans les transports, la mise en place d’un dispositif national de sauvetage aérien et la digitalisation des documents visent à renforcer la crédibilité du pays à l’international. Sur le foncier, des mesures majeures viennent sécuriser la propriété et accélérer les procédures, avec un titre foncier désormais irrévocable et délivré par décision judiciaire, ainsi qu’un guichet unique promettant des délais réduits à quatre mois. Sur le plan social, l’extension de la couverture de sécurité sociale aux travailleurs indépendants marque une avancée notable, tandis que l’encadrement des réseaux sociaux et des contenus liés à l’intelligence artificielle traduit la volonté de réguler l’espace numérique sans restreindre les libertés fondamentales.
Face aux tensions sociales observées en début d’année, l’exécutif met en avant une approche de dialogue, avec la mise en place de commissions tripartites dans les secteurs clés et le règlement annoncé de 26 milliards de FCFA d’arriérés de bourses. Sur le plan institutionnel, le gouvernement se veut rassurant concernant la réforme du Code de la nationalité, affirmant le respect du processus parlementaire. Au-delà de l’effet d’annonce, cette séquence révèle une ambition plus large : restaurer l’efficacité de l’action publique tout en consolidant la confiance sociale. Car dans une économie en quête de stabilité et d’attractivité, la crédibilité des réformes et la capacité à maintenir la paix sociale demeurent des leviers décisifs pour attirer les investissements et soutenir une croissance durable.