Le procès lié au naufrage du ferry Esther Miracle reprend ce mercredi 1er avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Libreville. Inscrit au rôle de l’audience correctionnelle, il devrait s’étendre sur sept jours, jusqu’au 10 avril, avec pour objectif de faire la lumière sur l’un des pires drames maritimes qu’ait connu le Gabon.
Plusieurs prévenus sont appelés à comparaître, dont la société Royal Coast Marine, ainsi que des responsables du secteur maritime et des membres de l’équipage. Ils sont poursuivis pour des faits graves, notamment homicide involontaire, blessures involontaires, omission de porter secours, faux et usage de faux, ainsi que mise en danger de la vie d’autrui.
Ce procès intervient dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations. Certains accusés comparaissent en détention préventive, tandis que d’autres sont en liberté provisoire, une situation qui soulève des questions sur l’équité de la procédure au regard du Code de procédure pénale. L’opinion publique, tout comme les rescapés et les familles des victimes, attend désormais des réponses claires et l’établissement des responsabilités.
Survenu le 9 mars 2023 au large de Libreville, le naufrage de l’Esther Miracle avait fait une trentaine de morts et plusieurs disparus, sur près de 200 passagers à bord. Après plusieurs reports et lenteurs judiciaires, la reprise de ce procès suscite un espoir : celui de voir enfin la vérité émerger et la justice être rendue.