Restauration hospitalière : l’AGASA met en demeure un prestataire après un contrôle sanitaire préoccupant
2026-02-17 10:39:00
À la suite de plaintes d’usagers, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a mené, le 13 février dernier, un contrôle inopiné dans un service de restauration d’une structure hospitalière du Grand Libreville. L’inspection a mis en évidence de graves manquements aux règles d’hygiène, susceptibles d’exposer les patients à des risques sanitaires importants.
Selon le compte rendu publié par l’agence, l’opération a été déclenchée « suite à de multiples alertes émanant des usagers ». À l’issue de la mission, le prestataire chargé de la restauration a été formellement mis en demeure pour des non-conformités jugées graves et présentant un risque sanitaire avéré.
Les agents techniques ont constaté plusieurs irrégularités majeures, parmi lesquelles :
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l’insalubrité et le défaut d’entretien des locaux ;
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la présence de moisissures ;
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une organisation défaillante du stockage des denrées alimentaires ;
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du matériel défectueux ;
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l’absence de Plan de maîtrise sanitaire (PMS) ;
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l’inexistence d’un dispositif HACCP opérationnel ;
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des dysfonctionnements dans l’évacuation des eaux usées.
D’après l’agence, ces défaillances exposent les usagers à des risques microbiologiques, chimiques et physiques.
L’AGASA souligne la gravité de ces manquements dans un environnement hospitalier, où la restauration constitue un élément direct de la prise en charge des patients. Les risques de contamination alimentaire sont d’autant plus préoccupants que certains malades, notamment immunodéprimés, sont plus vulnérables aux infections.
Une défaillance dans la chaîne alimentaire peut ainsi entraîner des complications sanitaires importantes pour des personnes déjà fragilisées.
Face à ces constats, l’agence annonce un renforcement de la surveillance dans le secteur de la restauration collective. Elle réaffirme sa volonté de faire respecter strictement les normes de sécurité sanitaire des aliments sur l’ensemble du territoire.
Cette opération s’inscrit dans une dynamique de contrôles élargis qui concerneront d’autres structures, afin de garantir la qualité et la sécurité des repas servis aux patients et aux usagers. Elle envoie également un signal clair aux prestataires : en matière de sécurité alimentaire, la tolérance sera désormais minimale, particulièrement dans les établissements de santé.