Suspension des réseaux sociaux : une mesure impopulaire mais salutaire pour la quiétude nationale
2026-02-18 14:09:00
Face à l’ampleur des dérives numériques, la décision de la HAC s’impose comme une étape nécessaire pour protéger les citoyens.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, le 17 février 2026, la suspension immédiate des réseaux sociaux sur tout le territoire gabonais. Si cette décision suscite aujourd’hui grogne et incompréhension, elle apparaît comme une réaction indispensable face à l’accumulation de comportements destructeurs ayant atteint un seuil critique. Depuis plusieurs années, injures, chantage, diffamation, escroquerie, diffusion de fausses informations et actes de violence se sont multipliés en ligne, détruisant des milliers de familles et impactant particulièrement les populations les plus vulnérables.
Cette mesure vise à réguler un phénomène qui s’étend et menace le vivre-ensemble. Les vidéos humiliantes publiées, les menaces, les propos diffamatoires et injurieux à l’égard de citoyens ou de personnalités publiques ont contribué à un climat d’insécurité psychologique et sociale. La suspension décidée par la HAC constitue donc un outil de protection pour la quiétude des populations et la stabilité des institutions, en offrant un cadre propice à la responsabilisation des utilisateurs et à la restauration d’un environnement numérique plus sûr.
À court et moyen terme, cette suspension incite les Gabonais à repenser leur rapport aux réseaux sociaux et à inventer de nouveaux modes de communication. Si l’impact immédiat peut paraître contraignant, l’expérience montre que plusieurs nations développées fonctionnent efficacement avec une utilisation strictement régulée ou limitée des plateformes numériques. En ce sens, la décision de la HAC pourrait se révéler, au final, salutaire pour le Gabon, en réaffirmant l’importance de la responsabilité collective et du respect du cadre légal dans l’espace numérique.