17 août à Libreville : La gueule de bois écologique
2026-08-18 12:30:00
Le lendemain de la Fête nationale a un autre visage à Libreville. Bouteilles en plastique, canettes et sachets jonchent chaussées et caniveaux, rappel brutal que la liesse populaire laisse parfois derrière elle plus que des souvenirs.
Des milliers de Gabonais ont célébré le 17 août dans les rues de la capitale. Mais au petit matin, certains espaces publics portent encore les stigmates de la fête : plastiques abandonnés sur la voie, canettes accumulées dans les caniveaux, sacs entassés aux abords des lieux de rassemblement. Les services de nettoyage sont mobilisés pour remettre les quartiers en état, mais la tâche s’alourdit chaque année un peu plus.
Une célébration nationale ne devrait pas transformer, même provisoirement, les rues et les caniveaux en dépotoirs à ciel ouvert. Au-delà des sanctions prévues par la loi, c’est la question du comportement de chacun dans l’espace public qui se pose. Célébrer le Gabon, c’est aussi respecter les lieux où cette célébration se déroule.
La propreté des rues ne peut reposer uniquement sur les agents d’entretien ou sur la crainte d’une sanction. Jeter sa bouteille dans une poubelle, garder ses déchets jusqu’à en trouver une, ou simplement les ramener chez soi : le geste est simple, l’impact collectif. La fête est collective. La responsabilité de préserver ses lendemains l’est tout autant.