« Devoir de réussir » : Le Gabon face à l’épreuve des résultats
2026-09-04 10:27:00
Trois ans après le 30 août 2023, le discours politique change de registre. À Makokou, le Président de la République a résumé cette nouvelle étape en une formule devenue slogan : le pays serait passé de la liberté de choisir au devoir de réussir. Derrière cette phrase se dessine une équation à trois temps Libération, Responsabilité, Résultats et une question qui s’impose désormais : ces mots peuvent-ils se traduire en avancées concrètes pour les Gabonais ?
Le chef de l’État élargit la notion de responsabilité bien au-delà du gouvernement : administration, agents publics, opérateurs économiques et citoyens seraient tous concernés, chacun devant répondre de ses actes. Sur le terrain économique, l’ambition affichée est de réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières en développant leur transformation locale, de diversifier l’économie et de créer des emplois durables.
Des chiffres ont déjà été avancés régularisations administratives, emplois créés dans le privé, jeunes formés et insérés mais l’enjeu, désormais, est de vérifier si ces annonces se traduisent réellement dans le quotidien des ménages : accès à l’eau, à l’électricité, aux soins, à l’école, ou encore délais des services publics.
Car une population ne juge pas une transformation à travers les cérémonies et les annonces. Elle la mesure dans sa vie de tous les jours. Le vrai test du « devoir de réussir » ne se jouera donc pas dans les discours, mais dans les faits.