CCECC : après le Sénat, le groupe chinois vise les routes, le ferroviaire et les infrastructures minières
2026-09-04 13:45:00
Déjà engagée dans la rénovation du palais Omar-Bongo-Ondimba, siège du Sénat, la China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) veut élargir son empreinte au Gabon. Reçue par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, la délégation chinoise a présenté son expertise et plusieurs pistes de coopération dans les routes, le ferroviaire et les infrastructures minières, avec le projet de Bélinga en ligne de mire.
La rencontre traduit une volonté claire de CCECC de transformer sa présence au Gabon en une implantation durable. Déjà mobilisée sur le chantier de rénovation du palais Omar-Bongo-Ondimba, dont les travaux approchent de leur terme, l’entreprise chinoise entend désormais se positionner sur d’autres projets structurants. Les échanges avec Hermann Immongault s’inscrivent dans le prolongement des contacts établis en Australie, en marge du sommet de Boao, et témoignent de l’intérêt croissant du groupe pour les opportunités offertes par le marché gabonais.
Parmi les perspectives évoquées, les infrastructures routières et ferroviaires occupent une place centrale, auxquelles s’ajoute la question du transport des minerais. Bélinga apparaît naturellement comme un chantier stratégique. Le développement de ce gisement de fer, présenté comme l’un des projets majeurs de la 5ᵉ République, nécessitera des infrastructures capables d’accompagner l’extraction et l’évacuation de la production. Forte de son expérience dans plusieurs pays africains, notamment dans les secteurs ferroviaire et des grands ouvrages, CCECC cherche ainsi à faire valoir ses capacités sur les futurs projets liés à cette dynamique.
Cette offensive commerciale devrait se poursuivre à travers des rencontres annoncées avec les ministères des Transports, des Travaux publics, de l’Énergie et des Mines. Pour le groupe chinois, l’objectif est de passer du chantier du Sénat à un portefeuille plus large de projets. Pour le Gabon, ces démarches s’inscrivent dans la recherche de partenaires capables de mobiliser expertise technique et capacités d’exécution au service des investissements prévus dans le cadre du Plan national de croissance et de développement 2026-2030. Derrière les échanges autour de partenariats « gagnant-gagnant », se dessine ainsi une nouvelle bataille pour les grands marchés d’infrastructures du pays.