Déguerpissements à Libreville : Les questions qui restent après les démolitions



2026-09-04 11:47:00

Les pelleteuses sont à l’œuvre dans plusieurs quartiers de Libreville. À Akébé-Plaine, les opérations en cours visent à libérer les emprises nécessaires à l’élargissement et à la réhabilitation de l’axe Akébé-Plaine–Ofnacom, un projet routier attendu de longue date par les riverains. Constructions, commerces de fortune et habitations installés sur le domaine public routier sont concernés, les travaux de bitumage ayant été confiés à l’entreprise Technologie Gabon.



Mais sur le terrain, une interrogation domine : après les démolitions, quand les travaux vont-ils réellement démarrer ? Dans les secteurs déjà dégagés, les habitants s’inquiètent du délai entre destruction et lancement effectif du chantier, redoutant que ces espaces restent longtemps à l’abandon avant toute amélioration concrète de la circulation.

Au-delà des infrastructures, ces opérations posent aussi la question du devenir des populations concernées. Pour les habitants et petits commerçants installés dans les zones touchées, la démolition peut signifier la perte d’un logement ou d’une activité économique, d’où l’importance d’un accompagnement clair pour les personnes affectées.

Le phénomène ne se limite pas à Akébé-Plaine : les Trois-Quartiers, la Baie des Cochons, le Carrefour Léon Mba et les Charbonnages, notamment autour du Lac Bleu, connaissent eux aussi des opérations de déguerpissement, dans une volonté plus large de réorganiser l’espace urbain de la capitale. Reste, pour les riverains de tous ces quartiers, une même attente : voir les espaces libérés rapidement transformés en infrastructures effectives.