Affaire Bosch - Etat gabonais : Libreville rétablit les faits
2026-09-01 14:16:00
Le gouvernement gabonais monte au créneau dans le dossier opposant l’État à la société Bosch. Dans un communiqué rendu public le 30 août 2026 à Makokou, l’exécutif conteste le bien-fondé des créances réclamées par l’entreprise allemande et affirme que les documents produits ne constituent pas des billets à ordre exigibles.
L’affaire trouve son origine dans un courrier adressé à la représentation diplomatique du Gabon en Angleterre. La société Bosch y aurait sollicité le règlement de créances qu’elle affirme détenir sur l’État gabonais, à la suite d’une cession opérée par Paramount Logistics Corporation Limited.
Après examen du dossier par les instances habilitées, le gouvernement gabonais rejette toutefois cette demande. Selon l’exécutif, les documents présentés par Bosch ne peuvent être considérés comme des billets à ordre exigibles, mais comme des promesses de paiement rattachées à un différend antérieur. Pour justifier sa position, l’État gabonais rappelle l’existence d’une procédure arbitrale antérieure ainsi que d’une décision rendue par la justice londonienne.
Selon le communiqué gouvernemental, une sentence de la Cour de justice de Londres, rendue le 6 février 2026, aurait rejeté les demandes formulées par Paramount Logistics Corporation Limited. La société aurait également été condamnée à verser à la République gabonaise la somme de 110 000 euros, soit environ 72 millions de francs CFA, selon les chiffres communiqués par le gouvernement.
Pour Libreville, cette décision constitue un élément déterminant dans l’appréciation des nouvelles prétentions financières formulées dans le dossier. Face à la demande de Bosch, le gouvernement affirme donc contester formellement la validité des prétentions financières présentées à l’État gabonais. L’exécutif assure qu’il entend utiliser « toutes les voies de droit » disponibles afin de préserver les intérêts de la République gabonaise et ses ressources financières.
Cette position traduit la volonté des autorités de ne pas donner suite à une demande qu’elles considèrent comme juridiquement infondée, tout en laissant ouverte la voie aux procédures judiciaires susceptibles de permettre le règlement du différend.
Au-delà du montant des créances revendiquées, le dossier met en lumière les conséquences d’une cession de créances intervenue dans le cadre d’un différend antérieur impliquant Paramount Logistics Corporation Limited.
Le gouvernement gabonais réaffirme, à cette occasion, son attachement au respect de l’État de droit et à la protection des intérêts financiers de la République. La suite de cette affaire dépendra désormais des éventuelles démarches engagées par les différentes parties et des voies de droit susceptibles d’être utilisées pour trancher définitivement le différend.