BCEG : les bénéficiaires qui ne remboursent pas leurs prêts seront sanctionnés
2026-08-30 10:38:00
Créée pour faciliter l’accès des jeunes Gabonais au financement, la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon est désormais appelée à renforcer ses mécanismes de suivi. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a dénoncé le comportement de certains bénéficiaires qui ne respecteraient pas leurs engagements et annoncé un renforcement des contrôles et des sanctions.
Le financement de l’entrepreneuriat ne doit
pas devenir un simple transfert de ressources publiques. C’est le message
adressé par Brice Clotaire Oligui Nguema lors de son discours du 30 août. Le
chef de l’État a rappelé la vocation de la Banque pour le Commerce et
l’Entrepreneuriat du Gabon, créée pour soutenir l’initiative privée, notamment
celle des jeunes Gabonais, grâce à des conditions préférentielles d’emprunt et
de remboursement.
Mais le dispositif rencontre déjà des
difficultés. Selon le président, certains bénéficiaires ayant reçu l’appui de
l’État refusent aujourd’hui d’honorer leurs engagements. Une situation qui
fragilise la capacité du mécanisme à financer durablement de nouveaux
entrepreneurs et pourrait affecter la crédibilité des politiques publiques de
soutien au secteur privé.
Pour le chef de l’État, le financement public
repose sur une relation de confiance. L’État doit faire confiance aux
entrepreneurs, les institutions financières doivent pouvoir compter sur leurs
clients et les bénéficiaires doivent respecter leurs obligations. Le
non-remboursement des financements compromettrait ainsi non seulement les
ressources de la BCEG, mais également la possibilité pour d’autres porteurs de
projets d’accéder à leur tour au crédit.
Face à cette situation, le président annonce
un renforcement des mécanismes de suivi et de contrôle. Les manquements seront
également sanctionnés. Cette orientation traduit une volonté de faire évoluer
le dispositif vers davantage de responsabilité, en rappelant que l’accès à un
financement préférentiel constitue un accompagnement au développement d’une
activité et non une exonération de remboursement.
Le défi sera désormais de trouver l’équilibre
entre accompagnement des entrepreneurs et discipline financière. La réussite de
la BCEG dépendra de sa capacité à financer des projets viables, à accompagner
leurs promoteurs et à récupérer les ressources prêtées. Pour le gouvernement,
l’enjeu est donc de transformer le financement public en véritable moteur de
création d’entreprises, d’emplois et de croissance.