Eau, électricité, aviculture : le Gabon recentre sa coopération avec la BAD



2026-08-15 08:20:00

Reçu en audience par le Président Oligui Nguema, le Président de la BAD a échangé sur les priorités sociales et productives du Gabon, avec un mot d’ordre : privilégier les projets à impact concret.



Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience le Président de la Banque africaine de développement (BAD), accompagné du Représentant résident de l’institution au Gabon. Au centre des échanges figuraient plusieurs secteurs considérés comme prioritaires pour le développement du pays, notamment l’accès à l’eau potable et à l’électricité ainsi que le renforcement de la coopération dans la filière avicole. Sur la question de l’eau, la BAD entend accompagner les efforts du Gouvernement pour améliorer durablement l’approvisionnement des populations de Libreville et des autres villes du pays. Une priorité qui place les infrastructures essentielles au cœur du partenariat entre le Gabon et l’institution financière panafricaine.


Mais au-delà de l’identification des besoins, le Chef de l’État entend désormais soumettre les projets financés ou accompagnés par les partenaires au critère de leur efficacité réelle. Il a ainsi instruit les ministres en charge de la Planification et de la Prospective, ainsi que de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, de procéder à une révision des projets menés avec la BAD. L’objectif est clairement affiché : clôturer les programmes qui n’ont pas produit de résultats concrets et concentrer les ressources sur les initiatives capables d’améliorer effectivement les conditions de vie des populations. Cette orientation traduit une volonté de passer d’une logique de multiplication des projets à une culture de performance, où chaque engagement doit pouvoir être évalué à l’aune de son impact.


Cette exigence de résultats revêt également une dimension économique. Dans un contexte où les investissements publics et les financements extérieurs doivent contribuer davantage à la transformation structurelle du pays, l’enjeu n’est plus seulement de mobiliser des ressources, mais de s’assurer qu’elles produisent des effets mesurables. Eau, énergie et aviculture touchent directement au pouvoir d’achat, à la production locale, à l’emploi et à la sécurité alimentaire. En recentrant sa coopération avec la BAD sur ces secteurs stratégiques, le Gabon cherche ainsi à faire du financement du développement un véritable levier de croissance, avec une priorité désormais assumée : investir moins dans les projets sans lendemain et davantage dans ceux qui créent durablement de la valeur pour les populations.