FEMUA 2026 : le Gabon entre rayonnement culturel et controverse
2026-05-07 09:52:00
Invité d’honneur du FEMUA 2026 en Côte d’Ivoire, le Gabon a marqué les esprits. Entre performances saluées et polémiques virales, la participation gabonaise laisse un bilan contrasté.
Le rideau est tombé sur la 18e édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), organisée en Côte d’Ivoire. Invité d’honneur de cette édition 2026, le Gabon n’est pas passé inaperçu. Entre moments de fierté culturelle et séquences controversées, la participation gabonaise aura suscité autant d’enthousiasme que de critiques.
Sur les réseaux sociaux, l’une des premières polémiques est venue d’Angèle Assélé, membre de la délégation officielle. Sa déclaration affirmant que « les meilleurs artistes » avaient été sélectionnés sur la base de leur actualité a rapidement été remise en question par de nombreux internautes, pointant un décalage entre ses propos et sa propre visibilité artistique récente.
Mais au-delà du buzz, le Gabon a aussi su briller. La prestation de Pierre-Claver Akendengué à l’Institut français a fait l’unanimité. Véritable légende de la musique gabonaise, l’artiste a captivé le public et rappelé l’importance du patrimoine musical national dans les grandes scènes internationales.
En revanche, tout n’a pas été au rendez-vous côté performances. Le concert de clôture assuré par L’Oiseau Rare 8G+ a laissé une partie du public sur sa faim. Jugée peu convaincante, la prestation a été critiquée pour son manque de contenu musical, l’artiste ayant davantage privilégié les prises de parole au détriment du spectacle attendu.
En parallèle, le pavillon gabonais a offert une vitrine riche de la diversité culturelle du pays. Près de 150 acteurs culturels et artisans y ont exposé leur savoir-faire. Parmi eux, Chef O’Miel s’est distingué en séduisant les visiteurs avec sa désormais célèbre glace à l’iboga, devenue l’une des attractions les plus commentées du stand gabonais.
Au final, la participation du Gabon au FEMUA 2026 illustre les défis d’une représentation culturelle à l’international : conjuguer excellence artistique, cohérence dans la sélection et valorisation du patrimoine. Entre réussites éclatantes et maladresses, cette édition rappelle que le rayonnement d’un pays repose autant sur ses talents que sur la maîtrise de son image.