Franceville : Malade et démuni, un policier sollicite l’aide du chef de l’État
2026-09-02 10:27:00
Brigadier de police affecté à Franceville depuis 2021, Christian Rodrigue Assogo dit vivre un véritable calvaire depuis plusieurs mois. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il interpelle directement le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et son épouse, Zita Oligui Nguema, pour solliciter leur aide, affirmant avoir été privé de salaire et de sa prime du 17 août alors que son état de santé nécessite des soins.
Le témoignage du brigadier de police Christian Rodrigue Assogo suscite l’émotion sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée récemment, ce fonctionnaire de police, matricule 8719 et issu de la promotion 2011, lance un appel à l’aide au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi qu’à son épouse Zita Oligui Nguema.
Visiblement très affaibli, le policier explique être confronté à de graves difficultés de santé, notamment au niveau de ses jambes. Il affirme souffrir de plaies importantes aux pieds et aux tibias, nécessitant une prise en charge médicale.
« Depuis que je suis affecté dans le Haut-Ogooué en 2021, je vis l’enfer. Je vis le calvaire. Mais je n’ai pas abandonné, j’ai toujours servi mon drapeau parce que j’aime mon pays, le Gabon », témoigne-t-il dans la vidéo.
Selon ses déclarations, son salaire aurait été suspendu depuis juillet dernier. Une situation qui, assure-t-il, l’empêche de financer ses soins et aggrave davantage sa précarité.
« Ils m’ont coupé mon salaire », déplore-t-il, avant de s’adresser directement au chef de l’État : « Venez à mon secours, papa ! »
Le brigadier affirme également ne plus disposer des ressources nécessaires pour faire face à ses dépenses quotidiennes et médicales. Se présentant comme orphelin de père et de mère, il explique que son salaire constitue sa principale source de revenus.
Dans son témoignage, Christian Rodrigue Assogo évoque par ailleurs une croyance selon laquelle son état serait lié à ce qu’il appelle un « fusil nocturne », expression utilisée dans certaines croyances locales pour désigner un mauvais sort. Cette affirmation relève toutefois de son interprétation personnelle et ne constitue pas un diagnostic médical établi.
Très ému, le policier dit également se sentir abandonné et redoute une aggravation de son état. Il en appelle ainsi à la solidarité du chef de l’État et de la Première dame.
Au-delà du cas individuel de Christian Rodrigue Assogo, son témoignage met en lumière les difficultés auxquelles peuvent être confrontés certains agents publics lorsqu'ils sont confrontés à des problèmes de santé et à des difficultés administratives ou financières.
À ce stade, les accusations formulées par le brigadier concernant la suspension de son salaire et de sa prime n'ont pas été corroborées par une communication officielle des autorités compétentes.
Son appel, lui, continue de circuler sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions et relançant la question de la prise en charge des agents des forces de sécurité confrontés à des situations médicales difficiles.