Franceville : Oligui Nguema ordonne la prise en charge du brigadier Assogo



2026-09-07 10:11:00

Après avoir lancé un appel à l’aide dans une vidéo devenue virale, le brigadier de police Christian Rodrigue Assogo, affecté à Franceville, devrait bénéficier d’une évacuation sanitaire vers Libreville sur instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une décision qui intervient alors que sa situation médicale et administrative suscite également des interrogations au sein de sa hiérarchie.



Le cri de détresse du brigadier Christian Rodrigue Assogo a finalement été entendu. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le policier affecté au commissariat d’Ombélé à Franceville alertait sur la dégradation de son état de santé et sollicitait l’intervention du chef de l’État pour accéder à des soins adaptés. Il évoquait également la suspension de son salaire. En réponse, Brice Clotaire Oligui Nguema a donné des instructions en faveur de son évacuation sanitaire et de sa prise en charge dans une structure médicale à Libreville. Une intervention qui place désormais la question de sa santé au premier plan et devrait permettre une évaluation médicale plus complète de sa situation.

Cette décision présidentielle intervient toutefois dans un contexte administratif plus complexe. Selon des responsables de la Police nationale cités par L’Union, le brigadier ne se serait plus présenté à son poste depuis 2024, après son retour d’une mission, une situation considérée par sa hiérarchie comme pouvant relever d’un cas de désertion. Les mêmes responsables indiquent qu’il aurait continué à percevoir sa solde jusqu’en juillet 2026, date à laquelle celle-ci aurait été suspendue. Ils précisent également qu’aucun document médical établi par un médecin militaire n’aurait été transmis pour justifier son absence. Quant à sa prime liée à sa participation au défilé du 17-Août, elle serait toujours conservée au commissariat d’Ombélé, son absence n’ayant pas permis son paiement par émargement.

L’évacuation ordonnée par le chef de l’État pourrait ainsi permettre de dissocier deux questions : l’urgence sanitaire, qui appelle une réponse immédiate, et la situation administrative, qui devra être examinée selon les procédures prévues. Pour le brigadier Assogo, la priorité est désormais l’accès aux soins et l’évaluation de son état de santé. Pour l’institution policière, les circonstances de son absence et les justificatifs produits devront, le cas échéant, faire l’objet d’un traitement administratif approprié. Une situation qui illustre la nécessité de concilier devoir de protection des agents publics et respect des règles qui encadrent leur carrière.