Gestion de l’eau : Sobraga réduit sa consommation de 3,21 % en un an
2026-09-02 10:18:00
La Société des boissons rafraîchissantes du Gabon (Sobraga) a réduit de 3,21 % sa consommation d’eau entre 2024 et 2025. Une performance qui s’inscrit dans une tendance plus large observée chez plusieurs brasseurs africains, confrontés à la nécessité de réduire leur empreinte hydrique tout en maintenant leurs niveaux de production.
L’eau s’impose progressivement comme un enjeu stratégique pour l’industrie brassicole africaine. Au Gabon, la Société des boissons rafraîchissantes du Gabon (Sobraga) a annoncé, le jeudi 27 août, une baisse de 3,21 % de sa consommation d’eau entre 2024 et 2025, sur l’ensemble de ses six sites de production.
Selon l’entreprise, cette amélioration repose notamment sur plusieurs actions destinées à optimiser l’utilisation de la ressource. Il s’agit notamment de l’amélioration des opérations de nettoyage, de la réduction des pertes enregistrées sur les réseaux internes et du recours à des technologies permettant la réutilisation de l’eau.
Cette évolution traduit une problématique qui dépasse désormais le seul cadre environnemental. Pour les industriels, la maîtrise de la consommation d’eau répond à la fois à des impératifs de performance opérationnelle, de réduction des coûts et de préservation des ressources disponibles.
La dynamique est également observable chez d’autres acteurs du secteur sur le continent. En Namibie, Namibia Breweries Limited a enregistré en 2025 une amélioration de 8 % de son ratio de consommation d’eau, passé de 3,86 à 3,56 hectolitres d’eau par hectolitre de bière produit.
Le brasseur namibien affiche désormais un objectif encore plus ambitieux : atteindre 2,4 hl/hl à l’horizon 2030. Une trajectoire qui prend une importance particulière dans un pays confronté à une forte pression sur ses ressources hydriques.
En Tanzanie, Tanzania Breweries affichait pour sa part une efficacité hydrique de 2,7 hl/hl en 2024. L’entreprise met notamment en avant le suivi des prélèvements, l’évaluation des risques liés à l’eau ainsi que l’amélioration de la qualité des rejets.
Ces différentes initiatives témoignent d’une évolution des priorités dans l’industrie brassicole africaine. La réduction de la consommation d’eau ne relève plus uniquement d’une démarche de responsabilité environnementale. Elle constitue également un levier d’efficacité industrielle.
Pour les brasseurs, réduire les volumes prélevés, limiter les pertes et développer le recyclage permet à la fois de maîtriser certains coûts et de réduire la pression exercée sur les réseaux d’approvisionnement et les ressources hydriques locales.
La comparaison entre les différents groupes doit toutefois être menée avec prudence. Sobraga communique ici sur une baisse globale de sa consommation, tandis que Namibia Breweries et Tanzania Breweries utilisent notamment des ratios rapportant les volumes d’eau consommés à ceux de bière produits.
Pour apprécier pleinement la performance hydrique de Sobraga, il faudrait donc disposer de données complémentaires, notamment sur les volumes de production, les quantités d’eau recyclées et la consommation détaillée de chacun de ses sites.
Une chose se dessine néanmoins : dans une Afrique confrontée à des pressions croissantes sur ses ressources en eau, l’efficacité hydrique tend à devenir un indicateur aussi stratégique que la production ou la consommation d’énergie pour les industriels.