Guinée-Bissau : Oligui Nguema réaffirme le soutien du Gabon à la Transition



2026-08-19 10:05:00

Libreville s’affiche une fois de plus comme un partenaire fiable pour les pays d’Afrique en pleine mutation politique. Reçu hier au palais du Bord de mer, le général Horta Inta-A Na Man, président de la Transition bissau-guinéenne, a obtenu du Président de la République la confirmation d’un accompagnement sans faille jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel à Bissau.



Les deux hommes ont fait le point sur l’évolution du dossier politique en Guinée-Bissau et sur les prochaines échéances du processus en cours. Brice Clotaire Oligui Nguema a salué le chemin déjà parcouru, tout en appelant son homologue à tenir le cap jusqu’à des élections libres, transparentes et apaisées. Selon le chef de l’État, cette réussite pèsera lourd dans la restauration de la crédibilité internationale de Bissau et dans l’arrivée de nouveaux investissements.

Il a d’ailleurs insisté sur un point non négociable : le respect de la feuille de route bissau-guinéenne, qui prévoit un référendum constitutionnel avant la présidentielle fixée au 6 décembre prochain.

Au-delà de la politique, les deux dirigeants ont posé les bases d’une coopération élargie entre Libreville et Bissau. Biodiversité, lutte contre le changement climatique, piraterie maritime, formation professionnelle des jeunes : les chantiers communs ne manquent pas. Un renforcement des mécanismes de concertation entre les deux gouvernements a également été acté, pour transformer ces intentions en actions concrètes.

Symbole fort de cette visite : la remise de la flamme au dirigeant bissau-guinéen, geste protocolaire venu sceller la reconnaissance du modèle gabonais de Transition et l’accompagnement fraternel de Libreville. La veille, le général avait assisté aux festivités du 17 août marquant l’indépendance du Gabon, avant de recevoir les honneurs militaires au palais Rénovation et d’assister, aux côtés du numéro un gabonais, au défilé motorisé de la Garde républicaine.

Entre Libreville et Bissau, l’histoire commune s’écrit désormais aussi au présent.